Après une journée de mobilisation, devant les locaux de la PAF, auprès des services de la préfecture, nous avons enfin eu des nouvelles : Albin et sa famille ne sont pas en centre de rétention. Pas en hendaye, pas à Toulouse ni à Bordeaux. ils sont à Pristina, au Kosovo. c'est une véritable opération commando pour deux parents, parfaitement intégrés, pour trois enfants, dont Albin qui aura cinq ans le 19 aout prochain. sale journée...il souffle un vent mauvais... Comme parrain républicain d'Albin, j'ai essayé tout au long de la journée de contacter monsieur le Préfet des Pyrénées-Atlantiques. Il serait, selon ses services, en vacances... Dès demain, nous nous organisons. je vous parlerai d'Albin et de sa famille sur ce blog.

voici le communiqué du réseau RESF 64 :

La famille Sylejmani, Kirimane la mère, Afrim, le père, Alma 10 ans et Drenusha 8 ans, leurs filles, Albin 5 ans, leur fils a été arrêtée au petit matin par la police française, afin de les expulser vers la Serbie.

Cette famille d'Albanais du Kosovo est arrivée et a demandé l'asile en France au printemps 2007. La demande de protection était justifiée par les risques encourus par le père, qui avait refusé de s'engager dans la guerre civile du Kosovo aux côtés de l'UCK. Cette organisation est maintenant au pouvoir dans le Kosovo indépendant. Cette indépendance a été reconnue par la France en février 2008.

Même si leur demande d'asile a été rejetée, une audience de contestation de ce rejet est prévu le 25 septembre. Le dossier n'est donc pas clos.

Depuis leur arrivée à Pau, les enfants sont scolarisés à l'école Gaston Phoebus. Alma, Drenusha et Albin ont fait l'objet d'un parrainage républicain vendredi 4 juillet à la mairie de Pau. Afrim, le père, qui a légalement travaillé dans le bâtiment quelques temps avant de devoir abandonner son emploi après le rejet de la demande d'asile a eu une proposition d'embauche en CDI.

La famille sera probablement conduite dans les locaux de la police aux frontières à Billère (ils n'y étaient pas encore à 9h) puis dans un centre de rétention administrative (Hendaye est le plus proche)

RESF64 exige la libération immédiate de cette famille et appelle à la mobilisation cioyenne pour l'obtenir.