images.jpgNous connaissions la volonté du gouvernement : un passage en force, le 13 mai à l'Assemblée nationale, pour imposer sa version du projet de loi sur les organismes génétiquement modifiés (OGM). Alors que la discussion parlementaire lors de la première lecture avait suscité – déjà par le dépôt d'un amendement du député communiste du Puy-de-Dôme – un débat de qualité posant clairement les enjeux, le Gouvernement voulait en finir une bonne fois pour toute en accélérant, sans vote solennel, l'adoption du texte par les députés.

Cette opération a été mise en échec par l'adoption de la motion de procédure déposée par André Chassaigne. Ce vote a mis fin à l'examen d'un projet de loi dangereux, porteur d'une généralisation des OGM au profit de l'agrobusiness. Notre département est particulièrement exposé par ce risque de généralisation des cultures OGM.

C'est une bonne chose. La bataille va se poursuivre dans un contexte mondial de crise alimentaire, de périls immenses mais aussi de potentialités énormes. C'est ce dont il sera question le 11 juin prochain, en présence d'André Chassaigne, lors d'un débat contradictoire à 20H00 à Pau (Complexe de la République), auquel a accepté de participer Christian Pees, président du groupe Euralis, et un représentant d'une association de consommateurs. Le Parti communiste Français présentera ses propositions pour une agriculture respectueuse des hommes et des territoires tout en proposant que soit organisé à l'échelle du pays un grand débat national sur les enjeux agricoles.

Quelle agriculture pour demain ? Crise alimentaire mondiale, OGM... les sujets ne manqueront pas dans une actualité riche en informations : nous apprenions ce week-end qu’un groupe financier belge propose à ses clients des contrats d'assurance-vie dont la valeur future serait indexée en partie sur le prix des matières premières agricoles. Pour résumer, d'un coté la pénurie alimentaire, de l'autre la spéculation.