jeudi 14 août 2008

Plus de 70 jours de grève à Branoux les Taillades.

Je serai lundi 18 août dans le Gard, plus précisément à Branoux Les taillades, à l'invitation des salariés de la Compagnie du Mont Lozère ( conserverie de champignon du groupe France Champignon). Depuis le 5 juin, les 22 salariés de l'unité de production occupent leur usine jour et nuit pour la sauvegarde de leur emploi. Le groupe France Champignon, dont l'actionnaire principal est le fond d'investissement Butler capital partners, entend fermer le site et refuse toute discussion avec le personnel, dont la majorité travaille sur ce site depuis plus de 20 ans. Rendez-vous devant l'usine à 15H00.

mardi 12 août 2008

Ossétie du Sud : l’urgence est à un cessez-le-feu immédiat.

Le Parti communiste français exprime sa grande inquiétude devant le dramatique conflit en Ossétie du Sud. Ce sont les peuples ossètes et géorgiens qui en paient le prix, tandis que les tensions et les nationalismes s’exacerbent. Il faut sortir au plus vite de cette impasse terrible et meurtrière. Les autorités russes qui viennent d’ annoncer au plus haut niveau la fin de leurs opérations en Géorgie doivent effectivement arrêter immédiatement leurs bombardements et leurs initiatives militaires. Elles doivent accepter la reprise d’un dialogue politique sur la base du plan présenté par la France que la Géorgie a déjà signé. Une solution négociée doit s’imposer d’urgence dans le respect du droit international, impliquant tous les protagonistes, y compris les Etats-Unis et la Russie qui doivent aussi assumer leur responsabilité comme membres permanents du Conseil de Sécurité des Nations-Unies. L’Union européenne doit s’investir avec détermination dans cette voie. On attend aussi que le Secrétaire général de l’ONU se décide enfin à intervenir dans le même sens en rappelant notamment l’interdiction de l’usage de la force dans le règlement des différents.

Début des universités d'été de la gauche

je serai présent à l'université des verts, le 21 aout à Toulouse, voir ci-dessous la présentation du débat.

Quelles solutions à l’urgence climatique et énergétique ? Quel nouveau pacte social ? Quelle construction européenne dans une forte mondialisation ? Quel avenir pour la démocratie et le débat public ? Les mois qui viennent de s’écouler expriment une situation préoccupante. La brèche ouverte par Nicolas Sarkozy est si étendue qu’elle révèle dans la société des lignes de contradictions qui sont appelées à la fragiliser de plus en plus. A cette offensive, les partis de gauche et les écologistes offrent souvent des réponses à contre-temps et peu audibles. La question essentielle n’est-elle pas de construire ensemble des réponses autour de ces questions majeures. Intervenants : Animé par Edwy Plenel, ancien directeur de la rédaction du quotidien Le Monde, cofondateur et directeur de publication de Mediapart, premier quotidien d'information en ligne, indépendant Avec : Cécile Duflot, secrétaire nationale ; Gustave Alirol, président de Régions et Peuples solidaires (RPS) ; Olivier Dartigolles, porte-parole du Parti communiste français ; François Hollande, premier secrétaire du Parti socialiste.

Réponse de la préfecture

Suite à mon courrier du 8 aout, la Préfecture vient de m'informer que le Préret est toujours en vacances. En son absence, nous serons reçus jeudi 14, à 10H00, par le directeur de cabinet. Rendez-vous devant les grilles de la Préfecture à partir de 09H30.

samedi 9 août 2008

La famille Sylejmani dans l'Huma et Libé

Après la couverture médiatique le jour même de l'expulsion ( radio France bleue béarn, France 3 Pau Sud Aquitaine) et le lendemain dans la presse écrite départementale ( La République et Sud-Ouest), la presse nationale fait écho à l'expulsion de la famille Sylejmani. Avec l'Humanité dans son édition du 8 mai . Aujourd'hui, en page "France", Libération titre sur "une famille kosovarde expulsée en minicharter".

article de l'huma :http://www.humanite.fr/2008-08-08_S...

et de libé : http://www.liberation.fr/actualite/...

fcpe_avion-mini.jpg

vendredi 8 août 2008

Monsieur le préfet des Pyrénées-Atlantiques.

Pau, le 8 août 2008

Monsieur Philippe REY Préfet des Pyrénées-Atlantiques Préfecture des Pyrénées-Atlantiques 2 rue du Maréchal Joffre 64021 PAU Cedex

REF. : OD/SP

Objet : Expulsion de la famille SYLEJMANI

Monsieur le Préfet,

La famille SYLEJMANI vient d'être expulsée du territoire français.

Élu municipal palois, parrain républicain d'ALBIN SYLEJMANI, scolarisé à l'école Gaston Phoebus, qui fêtera son cinquième anniversaire le 19 août prochain, je souhaite vous rencontrer le plus rapidement possible, accompagné de l'avocat de la famille et de membres du comité de soutien, afin que nous puissions avoir un échange sur la situation de la famille SYLEJMANI, sur les démarches administratives et juridiques en cours, sur les conditions de cette expulsion.

Monsieur le Préfet, l'émotion est très grande. Vos services m'ont informé hier que vous étiez pour quelques jours en vacances. Au regard des évènements, il nous faudrait convenir d'une rencontre dès que possible.

Veuillez agréer, Monsieur le Préfet, mes salutations républicaines.

Olivier DARTIGOLLES

Chronique....

Chronique d'une rafle ordinaire, par jean-Jacques Le Masson

Le ciel est gris sur Pau en cette aube du jeudi 7 août. La famille Sylejmani, qui a dû fuir le Kosovo en mars 2007, a passé la soirée avec des amis albanophones. Elle est convoquée le 25 septembre devant la commission nationale du droit d'asile, à Montreuil. Afrim et Kirimane espèrent y obtenir l'asile. Anisa, 10 ans, la fille de leurs amis, qui s'était endormie, est restée dormir chez eux. Anisa, son petit frère et ses parents viennent de passer plusieurs jours au centre de rétention administrative d'Hendaye avant d'être délivrés par un jugement du tribunal d'appel de Pau. Le frère et la soeur ont été les premiers enfants à y être enfermés. Gajik, le petit frère, y a « fêté » ses cinq ans... Les parents restent traumatisés par leur arrestation à l'aube et leur séjour à Hendaye. Ils sont contents que leur fille dorme ailleurs que chez eux.

Six heures. Des coups violents retentissent à la porte du logement de la famille Sylejmani. « Police, ouvrez ! » Ils n'ouvrent pas et appellent une amie de leur comité de soutien au téléphone. Ils sont terrorisés. Le temps que leur amie arrive et ait prévenu les militants de RESF 64, un serrurier appelé par la police a ouvert la porte et elle voit la police, nombreuse, embarquer six personnes ! Deux adultes et quatre enfants. Parmi eux, Alma, 10 ans, Drenusha, 8 ans et Albin, 5 ans dans quelques jours, élèves de l'école Gaston Phoebus de Pau. Qui est la quatrième enfant ?

Huit heures. Les militants de RESF 64 se présentent devant le siège de la police aux frontières, à Billère, dans la banlieue de Pau, accompagnés du maire de la ville qui a participé, le 4 juillet, à la mairie de Pau, à la cérémonie de parrainage d'enfants de familles étrangères en situation irrégulière.

On leur dit que la famille n'est pas là. Les recherches commencent dans les centres de rétention d'Hendaye et Cornebarrieu. Elles restent vaines. L'avocat, prévenu, n'en sait pas davantage.

11 heures. La famille de la petite fille embarquée avec la famille Sylejmani est terrorisée. Elle se demande ce que va devenir leur enfant. Des négociations s'engagent avec l'aide de Joseph Gatelier, prêtre dela paroisse du Hameau à Pau. Il est convenu qu'il peut venir récupérer l'enfant à Billère. Bien qu'effrayée à l'idée de retrouver les locaux où sa famille a été gardée à vue avant d'être expédiée à Hendaye, la mère l'accompagne et retrouve sa petite fille.

11 heures. Au moment même où la PAF et la préfecture disent ne rien savoir de qui se passe, la famille Sylejmani est embarquée dans un petit avion, accompagnée de cinq policiers (!), directement vers Priština. Qui parle de déficit budgétaire ? Afrim garde les mains liées pendant tout le voyage, comme s'il avait pu s'évader de ce petit avion !

Midi. Un fonctionnaire de ce qui a été les renseignements généraux appelle une militante de RESF 64 pour lui demander s'il y avait « un risque de manifestation » devant la préfecture. La camarade apprend ainsi incidemment que la famille est en voie d'expulsion.

16 heures. La mère de famille, Kirimane, appelle une amie du comité de soutien et lui annonce qu'ils viennent de débarquer à Priština, au Kosovo.

17 heures. Toute la presse locale, écrite, radio et télé assiste àla conférence de presse donnée à la mairie de Billère par le comitéde soutien, RESF 64 et les élus qui ont parrainé les enfants le 4 juillet. Parmi eux, le maire de Billère, la maire de Pau, le conseiller municipal communiste de la mairie de pau et porte-parole du PCF; la conseillère générale du canton de Pau sud.

L'indignation devant les conséquences de cette politique du chiffre et le mépris de la volonté d'intégration de cette famille, son désirde travailler et de faire étudier ses enfants, est le sentiment dominant ce 7 août au soir à Pau. Plus une volonté confirmée de tenter de continuer à venir en aide à cette famille et à renforcer la vigilance pour les autres familles menacées. Peut-on s'habituer à un « ordinaire » inacceptable ?

Jean-Jacques Le Masson RESF 64

"un petit avion exprès pour nous"...

dans son édition de ce jour, la République des Pyrénées livre le témoignage de madame Sylejmani sur les conditions d'expulsion de sa famille :

"Vers 6H15, les policiers ont frappé à la porte. je n'ai pas ouvert. Alors, ils l'ont cassé pour entrer. il nous ont dit de prendre quelques affaires et de monter dans la voiture. mon fils Albin qui dormait a beaucoup pleuré. Il était choqué. Puis nous sommes restés dans leur bureau une heure avant d'aller à l'aéroport. j'ai demandé à appeler un avocat. On m'a dit qu'il avait expliqué qu'il ne pouvait pas venir". De Pau, nous sommes montés dans un petit avion exprès pour nous et cinq policiers. Nous sommes arrivés vers 14H30 à Pristina. sans manger. Et mon mari qui avait les mains attachées n'a pas pu aller aux toilettes.

Quand avez-vous compris que vous rejoignez le Kosovo ?

En arrivant au bureau de la police, un homme m'a dit que nous allions rester 24 heures. Puis 10 minutes après, un autre a dit qu'on allait prendre l'avion tout de suite. C'est un jour terrible pour moi. J'avais peur d'une expulsion. Mais je ne pensais pas si vite, car il restait un recours. j'espère que nos amis à pau vont pouvoir faire quelque chose. Mais ici, j'ai peur. Nous ne sommes pas en ssécurité avec nos enfants. dans deux ou trois jours, nous devons partir du Kosovo."

Bien des éléments de ce témoignage posent la question du respect de l'Etat de droit. Nous interpellons dès aujourd'hui Monsieur le Préfet des Pyrénées-Atlantiques.

jeudi 7 août 2008

Direction Pristina...

Après une journée de mobilisation, devant les locaux de la PAF, auprès des services de la préfecture, nous avons enfin eu des nouvelles : Albin et sa famille ne sont pas en centre de rétention. Pas en hendaye, pas à Toulouse ni à Bordeaux. ils sont à Pristina, au Kosovo. c'est une véritable opération commando pour deux parents, parfaitement intégrés, pour trois enfants, dont Albin qui aura cinq ans le 19 aout prochain. sale journée...il souffle un vent mauvais... Comme parrain républicain d'Albin, j'ai essayé tout au long de la journée de contacter monsieur le Préfet des Pyrénées-Atlantiques. Il serait, selon ses services, en vacances... Dès demain, nous nous organisons. je vous parlerai d'Albin et de sa famille sur ce blog.

voici le communiqué du réseau RESF 64 :

La famille Sylejmani, Kirimane la mère, Afrim, le père, Alma 10 ans et Drenusha 8 ans, leurs filles, Albin 5 ans, leur fils a été arrêtée au petit matin par la police française, afin de les expulser vers la Serbie.

Cette famille d'Albanais du Kosovo est arrivée et a demandé l'asile en France au printemps 2007. La demande de protection était justifiée par les risques encourus par le père, qui avait refusé de s'engager dans la guerre civile du Kosovo aux côtés de l'UCK. Cette organisation est maintenant au pouvoir dans le Kosovo indépendant. Cette indépendance a été reconnue par la France en février 2008.

Même si leur demande d'asile a été rejetée, une audience de contestation de ce rejet est prévu le 25 septembre. Le dossier n'est donc pas clos.

Depuis leur arrivée à Pau, les enfants sont scolarisés à l'école Gaston Phoebus. Alma, Drenusha et Albin ont fait l'objet d'un parrainage républicain vendredi 4 juillet à la mairie de Pau. Afrim, le père, qui a légalement travaillé dans le bâtiment quelques temps avant de devoir abandonner son emploi après le rejet de la demande d'asile a eu une proposition d'embauche en CDI.

La famille sera probablement conduite dans les locaux de la police aux frontières à Billère (ils n'y étaient pas encore à 9h) puis dans un centre de rétention administrative (Hendaye est le plus proche)

RESF64 exige la libération immédiate de cette famille et appelle à la mobilisation cioyenne pour l'obtenir.

Arrestation de la famille Sylejmani à Pau

Ce matin, en apprenant l'arrestation de la famille Sylejmani, j'ai d'abord éprouvé un immense dégoût. Ce qui s'est passé ce matin à Pau n'est pas à l'image des valeurs républicaines de notre pays. Sarkozy et Hortefeux, les représentants de l'Etat qui avec zèle, comme en Pyrénées-Atlantiques, décident et mettre en oeuvre cette politique souillent notre histoire, nos valeurs de Liberté, d'égalité et de Fraternité. Certaines images venant d'Italie font peur, le libéral-populisme progresse dangereusement des deux cotés des Alpes. Que sommes-nous en train de devenir...

Albin, dont je suis le parrain républicain, et qui va vivre son cinquième anniversaire en centre de rétention, doit faire sa rentrée à l'école Gaston Phoebus à Pau.

Comme pour la famille Kuka, la chaîne de solidarité s'est construite dès ce matin. je veux ici rendre hommage à ces militants associatifs, syndicaux et politiques qui se rassemblent et agissent. Mais il nous faut être plus nombreux. Pour Albin, Alma et Drenucha et tous les autres.

Ce matin, en apprenant la monstruosité de cette rafle, j'ai pensé à Lucie Aubrac. Elle fut très engagée au crépuscule de sa vie dans la défense des sans-papiers. Elle nous a laissé un message : "Résister doit toujours se conjuguer au présent".




Olivier Dartigolles,

Pau le 7 aout 2008.

mercredi 16 juillet 2008

Anisa et Arsélio

Monsieur le Préfet, vous venez d'inaugurer votre arrivée en Pyrénées-Atlantiques par la rafle de la famille Kuka parfaitement intégrée dans notre territoire et dont les enfants, de 7 ans et 5 ans, sont élèves à l'école Henri IV.

J'ai le souvenir d'eux, de leur visage, de leur sourire et aussi de leur espièglerie lors d'une récente cérémonie de parrainages républicains en mairie de Pau. Ils jouaient comme les autres enfants de leur age. Ce que vous venez de décider, et alors que des recours administratifs sont engagés, est insupportable et abjecte. « Le beau ciel de Pau » que vous devez apprécier aujourd'hui peut briller pour tout le monde, y compris pour Anisa, Arsélio et leurs parents.

Sachez, Monsieur le Préfet, que la terre basco-béarnaise est une terre d'accueil, de solidarité et de résistance. Vous pouvez compter sur nous pour vous sensibiliser à cette histoire.

Pau, le 16 juillet 2008

Olivier Dartigolles,

porte-parole du Parti communiste Français,

secrétaire départemental du PCF 64

parrain républicain.

samedi 5 juillet 2008

page "Rebonds" de Libé: publication d'une contribution rédigée il y a quelques jours.

les réactions sont intertessantes...

à lire sur le site web de libé : http://www.liberation.fr/rebonds/33...

samedi 28 juin 2008

l'AG de la mission locale de Pau s'est tenue le 26 juin

voici le rapport d'orientation que j'ai présenté comme président de la Mission locale de pau-Pyrénées. Il y est question du rappport Schwartz, plus que jamais d'actualité...

Je veux tout d'abord remercier l'ensemble des participants à notre assemblée générale. C'est une journée importante pour la Mission locale pour faire un point d'étape et pour dégager ensemble des perspectives. Au coeur de nos préoccupations, la jeunesse, son présent et son avenir.

Une jeunesse maltraitée.

Pour préparer ce rapport d'orientation, je me suis accordé un plaisir, une respiration : la lecture du rapport Schwartz. Vingt-cinq ans après sa parution, la réédition en 2007 de ce texte fondateur des politiques de l'insertion pour la « remise en jeu économique et sociale des jeunes » permet de constater l'actualité des analyses et des propositions qui y sont avancées. Mais c'est aussi mesurer combien notre société reste bloquée quand il s'agit de faire à la jeunesse la place qu'elle devrait occuper. En 2008, l'avenir, selon une étude comparative de la Fondation pour l'innovation politique, réalisée auprès de 20 000 jeunes à travers le monde, les jeunes français l'envisagent avec crainte. Chômage élevé - avec 17,2% selon les chiffres officiels de l'INSEE pour le premier trimestre 2008 demeure plus de deux fois plus élevé que celui des 25/49 ans -, entrée tardive dans le monde du travail avec une précarisation croissante, difficultés à gagner son autonomie. Sans parler de l'image portée par la société sur la jeune génération. Pour Maryse Vaillant, psychologue, « nous sommes en France dans une société qui a peur des jeunes ( ...) on les caricature et on les utilise sur le plan économique. Mais le potentiel de la jeunesse, ses valeurs, sa capacité à s'émouvoir, sa capacité à entrer en solidarité, sa créativité, personne n'en parle ». La jeunesse, ce devrait être l'age des possibles. Or trop souvent, aujourd’hui, elle est l’âge des portes qui se ferment, l’âge où l’on vous dit « Ce n’est pas possible. Pas pour vous. Pas tout de suite.» Le passage à l'age adulte ne se fait pas sans heurts. Cet entre-deux fragile de l'existence peut comporter des pratiques à risque avec des mises en danger physique, mise en danger morale aussi. Les chiffres dont nous disposons ne peuvent que nous préoccuper : 48,7% des décès par accident, le suicide étant la seconde cause de mortalité chez les jeunes.

L'identité des Missions locales plus que jamais d'actualité.

Il ne s'agit pas d'être alarmiste, nous connaissons bien les ressources de la jeunesse, ses capacités. Nous sommes placés devant une grande responsabilité : aider les jeunes de 16 à 25 ans, à partir de leurs préoccupations, de leurs attentes, de leurs projets, à résoudre l'ensemble des problèmes que pose leur insertion professionnelle et sociale en assurant des fonctions d'accueil, d'information, d'orientation et d'accompagnement. On l'aura bien compris, dans un tel contexte ou les jeunes sont plus durement frappés que le reste de la population par la dégradation des conditions de vie, il nous faut bien évidemment consacrer beaucoup d'énergie à l'insertion professionnelle mais cela ne peut se faire en réduisant la voilure des actions nous positionnant dans le domaine de l'insertion sociale. Les deux sont étroitement liés. Cette approche globale constitue l'un des piliers de notre identité.

Contre la mise en concurrence, le choix de la concertation et du partenariat.

Aujourd'hui, le paysage national des politiques d'insertion des jeunes est très évolutif, les enjeux sont très importants. Je veux ici dire un mot sur le volet emploi du plan espoir banlieue et notamment sur les conditions de la mise en oeuvre d'un contrat d'autonomie pour les jeunes en recherche d'emploi résidant dans une zone couverte par un contrat urbain de cohésion sociale ( CUCS). L'annonce de ce nouveau dispositif a provoqué de nombreuses réactions et de fortes inquiétudes. En effet, pour mettre en place «le plan espoirs banlieue», sans la moindre concertation avec les structures, dont les missions locales, intervenant dans les quartiers, l'Etat a lancé un appel d'offre national, le 31 mars dernier, permettant ainsi à des opérateurs privés de se positionner sur l'accompagnement à l'emploi durable de plus de six mois, à la qualification ou à la création d'entreprise de 45 000 jeunes issus des quartiers classés en géographie prioritaire dans le cadre des contrats urbains de cohésion sociale. Ce qui est visé, c'est donc bel et bien le coeur de métier des Missions locales, le fondement de leur identité. L'Etat attend du futur opérateur les mêmes missions que celles décrites dans les protocoles 2000 et 2005 des Missions locales. Je rappelle que ces missions ont été validées par les financeurs des Missions locales, qu'elles sont décrites dans la circulaire CIVIS, qu'elles sont déclinées dans les conventions pluriannuelles d'objectifs (CPO) conclues avec les Missions locales, pour 2008, par l'Etat. Dans une période de restriction drastique des enveloppes financières des contrats aidés, de rigueur financière par la mise en place de la Révision générale des politiques publiques (RGPP), il serait plus utile et plus efficace d'optimiser les dispositifs existants, de solliciter l'expertise des structures en place et qui bénéficie d'une forte expérience dans les quartiers, et de renforcer la concertation et les partenariats plutôt que de créer de la concurrence. On sait en effet pertinemment que la lutte pour l'insertion sociale et professionnelle des jeunes nécessite l'implication de toutes les énergies possibles, ainsi que la mutualisation de tous les moyens. L'insertion demande un travail partenarial de longue haleine, l'implication de l'ensemble des décideurs et des acteurs du territoire. C'est en tout cas l'esprit qui nous guide. La mise en concurrence – il est vrai l'enjeu est de taille , les missions locales constituant un marché avoisinant 700 millions d'euros- conduit à l'abandon d'une philosophie, celle portée par le rapport Schwartz, dont l'auteur s'inquiète aujourd'hui de l'avenir des missions locales. C'est l'avenir des jeunes les plus en difficulté qui est menacé si des opérateurs réduisent leur prestation à une simple mise au travail, évacuant la prise en charge globale ( orientation, accompagnement, insertion, logement, santé). Veillons à ce que ce contexte n'amènent pas les missions locales à réduire leur effectifs, dans un moment où il nous faut au contraire renforcer les équipes, et à abandonner des projets innovant, à réviser à la baisse la qualité de nos prestations. Notre mission de service public de proximité serait alors attaquée dans son coeur. Pour conclure sur cette question, je veux donc dire ici, comme président de la Mission locale de Pau-Pyrénées, combien ce volet emploi du plan espoirs banlieues organise un véritable gâchis de compétences actuelles, gâchis financier, et même, ce qui est plus grave, un gâchis vis à vis des objectifs visés. Bien évidemment, la Mission locale reste disponible pour toute concertation visant à l'amélioration des politique d'insertion sociale et professionnelle des jeunes dans les quartiers des zones urbaines sensibles.

Quelle intervention dans les quartiers populaires ?

Pour une intervention spécifique dans les quartiers populaires, nous pouvons inscrire notre action – ce qui est déjà le cas- dans le cadre des préconisations présentées le 7 février 2008 par le Conseil national des Missions locales et PAIO.

Quelques exemples d'actions :

mettre en réseau tous les acteurs locaux de l'insertion sociale et professionnelle qui travaillent sur les quartiers. Aller au devant des jeunes qui n'ont pas franchi les portes de la mission locale ou qui n'y sont pas fidélisés. Accompagner les jeunes dans une approche globale pour travailler sur les freins à l'insertion. Organiser un meilleur accès et une meilleure qualité de l'orientation professionnelle. Des actions d'informations et de sensibilisation sur la formation professionnelle, les métiers porteurs et les dispositifs d'accompagnement. des partenariats avec les entreprises pour la mise en oeuvre d'un processus d'intégration des jeunes des zones urbaines sensibles dans l'entreprise Améliorer la mobilité géographique des jeunes en milieu urbains.

La mission locale de Pau Pyrénées y travaille. Comme sur le quartier Saragosse, avec la création d'une antenne animée par une conseillère pour un accompagnement à l'emploi des jeunes, la mise en place de campagnes de communication spécifique sur les jobs d'été, avec, aussi, une information auprès des jeunes sur les secteurs professionnels porteurs comme l'aide à la personne, la métalllurgie. Ou encore dans le cadre de la convention signée entre la Mission et le Ministère des finances pour la préparation des jeunes aux concours administratifs. Sur le quartier du Hameau, la Mission locale a participé à la création du pôle emploi développement du hameau avec l'affectation d'un conseiller pour l'accompagnement des jeunes vers l'emploi. C'est l'opération 100 000 bâtisseurs, la participation à la mise en oeuvre de la clause d'insertion dans le cadre de l'ANRU, la collaboration avec l'ensemble des partenaires de ce territoire dans le cadre de l'accompagnement des jeunes. Pour les deux antennes, celle de Saragosse et celle du Hameau, la Mission locale aide à la création d'entreprise avec la Fabrique à projets, propose des soutien via le réseau de parrainage, intervient avec la médiation logement.

Il nous faut améliorer ce qui peut l'être, déployer nos actions et continuer à innover.

Quel projet d'avenir pour la Mission locale ? Quelle ambition ?

Le contexte national nous invite à ne pas nous endormir sur nos acquis, à ne pas ronronner. Nous devons aller de l'avant, développer nos missions, continuer à innover en plaçant les jeunes au coeur de nos préoccupations.

Cela demande une Mission locale mieux identifiée par les jeunes comme un service public de proximité pour toute question relative à leur insertion sociale et professionnelle. Nous devons davantage nous positionner comme un véritable centre de ressources pour les aider et les accompagner à chaque étape de leur parcours. Je pointe ici la nécessité de renforcer notre offre de service dans le domaine de l'emploi et de diversifier les réponses aux problématiques rencontrées par les jeunes. Il y a des questions émergentes dans la société concernant les jeunes qu'il nous faut appréhender. Concernant notre partenariat avec l'Etat et les collectivités territoriales, la Mission locale dispose d'atouts importants pour être reconnu comme un véritable acteur du développement local pour élaborer et construire des axes stratégiques d'actions auprès de la jeunesse. Je crois qu'il est possible, et souhaitable, de renforcer les accords actuels, d'en élargir le champ, avec nos partenaires institutionnels que sont l'Etat, la Région, le département et les structures intercommunales. L'ensemble des partenariats doit franchir une nouvelle étape : ce qui va nous demander de renforcer nos coopérations avec les entreprises. A ce titre, l'ambition que nous nous fixons pour la prochaine édition du village de l'emploi, avec plus de 130 entreprises représentées, illustre bien le niveau de l'ambition que nous nous fixons. Travaillons dans le même temps à développer une offre de service cohérente avec les deux autres Missions locales du Béarn. Développons notre action avec les acteurs du logement, après l'emploi, c'est aujourd'hui la question la plus discriminantes pour les jeunes.

Nous le savons, nous le mesurons tous les jours. Il peut arriver que les moyens d'actions habituels s'avèrent insuffisants ou inadaptés. De trop nombreux jeunes en difficultés restent en dehors des dispositifs mis en place. La Mission locale peut, seule ou avec d'autres, concevoir et proposer des réponses nouvelles avec des services, des actions, des ressources pour les jeunes de 16 à 25 ans. C'est je crois être fidèle à notre identité, à notre coeur de métier, que de se frotter aux réalités d'aujourd'hui en cherchant des réponses les plus adaptées possibles au contexte institutionnel, social et économique de notre territoire d'intervention. Sans oublier que des jeunes nous demandent d'être plus réactif à leur souhait de mobilité géographique, ou encore d'être des acteurs du développement local dans lequel ils ont choisi de vivre. De tels défis nous invitent donc à une meilleure efficacité dans l'action auprès des jeunes, dans nos partenariats, dans l'action auprès des entreprisses et des acteurs du développement économique.

Notre premier atout : l'équipe, les salariés de la Mission locale.

En sommes-nous capables ? Je le crois car nous disposons d'une très belle équipe. Lors de ma première rencontre avec les salariés de la Mission locale, j'ai été très fortement impressionné par la qualité professionnelle et humaine de ce collectif. Il y a des anciens, qui sont porteurs d'une histoire, d'une identité, et des plus jeunes qui posent des enjeux pour aujourd'hui et demain. Ils aiment leur métier, ils en parlent avec passion. Avec émotion aussi quand ils jugent que leur conditions de travail ne leur permette pas de donner le meilleur d'eux-mêmes. On ne peut pas faire face à l'une des questions les plus dures de la société, une jeunesse en mal d'avenir, quand on est soi-même fragilisé. Il faut donc une amélioration des conditions de travail, une réorganisation de l'équipe, très certainement un renforcement du dispositif de direction. Les dernières réunions du bureau et du CA ont permis de prendre les premières décisions. Notre assemblée générale fixera la feuille de route. Il ne faut pas décevoir les attentes des salariés. Je fais de cette question l'une des priorités dans mon engagement comme président de la Mission locale.

Vous pouvez aussi compter sur moi, sur les membres du nouveau bureau, pour défendre la Mission locale, la développer, la positionner fortement à l'échelle de notre territoire pour les actions d'insertion sociale et professionnelle des jeunes de 16 à 25 ans.

Je vous remercie.

dimanche 22 juin 2008

ne pas se tromper d'ambition

à lire sur le site de la revue "le mouvement des idées" http://www.mouvements.info/spip.php...

dimanche 8 juin 2008

Quelle transformation révolutionnaire de la socitété. Un débat avec François Sabado ( LCR) à lire dans l'Huma

http://www.humanite.fr/Face-a-face-...

REPENSER LE CHANGEMENT

Texte de mon intervention en introduction à la journée du 7 juin à Marseille.

Après la première des trois rencontres nationales qui s'est tenue samedi dernier à paris et qui a traité de l'analyse de l'état du monde et de la mondialisation, et avant le rendez-vous de samedi prochain, à Tours, pour discuter des transformations du Parti communiste, pourquoi avoir fait le choix d'une journée de travail, de débats et d'échéances sur la question du projet politique, et plus exactement pourquoi avoir pointé l'urgence d'un projet politique d'avenir clairement identifiable ?

A cette question, plusieurs réponses.

D'abord parce que nous l'avons décidé à l'issue des travaux de l'assemblée nationale extraordinaire des 8 et 9 décembre derniers. Nous indiquions alors : « La question du projet, du sens de notre combat est apparue centrale dans le débat des communistes. L’absence de projet de transformation progressiste de la société contribue à gauche, à la prépondérance de l’idée qu’il faut s’adapter au capitalisme ».

Six mois se sont écoulés et force est de constater combien cette absence de projet politique pour les forces populaires, les forces progressistes pèse lourd. Très lourd. C'est à vrai dire le principal verrou qui aujourd'hui ne permet pas une riposte à la hauteur des enjeux. Si Sarkozy, la droite et le Medef poursuivent, semaine après semaine, la mise en oeuvre de leur projet – projet qu'ils ont beaucoup travaillé entre 2002 et 2007, à partir des évolutions du monde et de la société – c'est que rien à ce jour n'est identifié comme une autre politique possible. Face à la droite, la gauche n'a pas été en état lors des dernières élections présidentielles de proposer un projet d'avenir pour la société, pour le pays. Plus d'un an après la victoire de Sarkozy, qui fut le candidat du changement aux yeux d’un nombre suffisant d’électrices et d’électeurs pour avoir la majorité, cette situation ne peut durer davantage. Mesurons ce qu'elle a déjà provoqué :

d'abord des régressions sociales et démocratiques considérables avec une droite et un patronat qui profitent à plein régime d'une période où ils peuvent, pour justifier l'avalanche de mauvais coups, de « réformes » puisque ce mot est devenu leur marque de fabrique, se contenter de dire : « il n'y a pas d'autres solutions ».... l'absence d'un projet de gauche, c'est aussi la confusion des repères et des valeurs qu' elle entraîne ; ce sont des luttes, des mobilisations qui ne parviennent pas à se donner la force de l’intervention politique; c'est une occupation du terrain médiatique qui se contente de critiquer le style de l'hyper-présidence; c'est un rapprochement entre une partie de la gauche et la droite ; ce sont, surtout, des millions de femmes et d'hommes qui ne trouvent aucune réponse à une question, celle de leur avenir, de celui de leurs enfants. « Pour demain, pour les prochaines années, que m'est-il permis d'espérer ? » Combien sont celles et ceux qui se posent cette question avec angoisse, avec aussi l'espoir d'une vie meilleure. Ils sont une écrasante majorité.

La proposition qui est aujourd'hui avancée est que notre prochain congrès traite prioritairement de cette urgence politique. Comment ? Par la mise en chantier d'un projet réaliste, au sens où il décide de se placer sur le registre du nécessaire.

L'expérience des rassemblements réalisés à l'occasion des dernières élections locales, autour de projets politiques construits à partir des préoccupations et des exigences des populations, a illustré combien la question du contenu de projets politiques d'avenir à opposer à la droite est désormais déterminante. Ce qui est vrai pour les collectivités territoriales l'est plus encore pour le pays tout entier, pour son action au sein de l’Union européenne et dans le monde.

Samedi dernier à Paris, les discussions ont beaucoup traité de la caractérisation de l'époque nouvelle dans laquelle nous vivons. Quelles sont les questions essentielles auxquelles il nous faut répondre ? Quelles sont les grandes réformes appelées par les évolutions de la période actuelle ? Tout le monde s'interroge aujourd'hui sur son avenir, celui de ses proches, du pays à l'heure du capitalisme mondialisé, de ses conséquences. Or, dans l'état actuel des choses, nous devons constater que nous – PCF, gauche, forces progressistes en Europe et dans le monde – ne sommes pas à même de répondre de façon claire, convaincante à ces questions.

Nous avons des propositions. Nombreuses. Nous sommes capables de produire un programme. C'est ce que nous avons fait lors de la dernière présidentielle. Et ce programme se tenait. Il nous faut continuer à mettre nos propositions en valeur, il nous faut aussi parfois mieux les expliquer, les enrichir. C'est nécessaire mais on voit bien que le problème est plus complexe que cela.

Sommes-nous capables, aujourd'hui, de répondre concrètement à cette question : comment envisagez-vous, avec ce que vous proposez, le monde, l'Europe, la société, qui changent tellement, à l'échelle des cinq ou dix ans. Ou, dit autrement, qu'est-ce que vous voulez, dans quelle perspective vous situez-vous et qu'est-ce que çà changera pour ma vie, mon travail, les possibilités qui me sont offertes ? Il nous faut donc donner chair aux grands traits de cet avenir et pas forcement en entrant dans le détail, mais en dégageant les grands partis pris collectifs et personnels découlant de ce projet.

Mais pourquoi ne pas l'avoir fait plus tôt ? La question peut se poser. Le texte de l'atelier avance une réponse : « à bien des égards, nous sommes entrés, l'humanité est entrée dans une époque nouvelle. Il ne s'agit pas seulement, même si c'est évidemment indispensable, de reconsidérer des conceptions qui ne correspondent plus aux réalités, il s'agit bien davantage de se donner celles qu'appellent les réalités et les évolutions de cette époque, de ses ravages et aussi de ses potentiels totalement inédits, de répondre aux questions essentielles pour leur propre devenir que se posent les hommes et les femmes de notre temps ».

Ne partons pas d'un a priori (la transformation nécessaire de la société et du monde) pour nous demander par quels moyens on peut l'atteindre dans la réalité, mais à l'inverse réfléchissons, à partir de la réalité, de son analyse approfondie et de la façon dont elle est vécue concrètement, pour donner à voir pourquoi, comment et avec qui il est possible et nécessaire de la transformer. Voilà ce qu'il nous faut discuter aujourd'hui, d'un projet politique d'avenir, partant du réel, à vocation majoritaire.

La discussion doit etre ouverte, libre, sans tabou. Que les avis s'expriment, il y a vraiment besoin d'un débat sérieux, de qualité, avec des éléments enrichissants.

Quelques mots sur le rassemblement. Dans le fond, traiter du projet et du rassemblement, c’est traiter deux facettes d’un même problème auquel nous ne pouvons pas nous dérober : comment, à partir du rapport des forces actuel, œuvrer à la transformation de celui-ci pour que le pays s’engage sur une voie le libérant de la domination de la loi de l’argent pour l’argent ? Jean-Marc Coppola prendra cette question sous l’angle des rassemblements à construire. Je la prends sous l’angle du projet. Il y aura des recoupements non seulement inévitables, mais nécessaires.

À partir des conditions actuelles, comment peut-on améliorer concrètement la vie ? Par quels moyens et avec qui ? N'a-t-on pas besoin d'un espoir réalisable allant de pair avec une nouvelle manière de faire de la politique ?

Avec quel positionnement du Parti communiste. Doit-il etre seulement porteur d'une espérance révolutionnaire, d'une visée. Ou doit-il, à la fois, porter cette espérance et en même temps être plus clairement, plus fortement qu'aujourd'hui le parti, qui, à gauche, porte un projet de grandes réformes pour les cinq à dix années à venir ?

Il faut, je crois, avoir un débat politique de fond sur le fait qu'un tel projet a la vocation de devenir le bien commun d'hommes et de femmes, de forces, qui ne se reconnaissent pas dans le seul PCF. Et donc que son élaboration s'enrichira nécessairement de leur apport.

Si l’on est d’accord avec cette idée, il s’agit pour nous de travailler à la contribution des communistes à la définition des objectifs sur lesquels il est nécessaire que s’opèrent des rassemblements suffisamment forts et déterminés pour en imposer la réalisation et pour que le changement réussisse.

Le document de travail produit par le groupe « conception du projet » précise ( je cite) : « la démarche, qui consiste à partir des réalités sans jamais s'en détacher, du vécu de millions de femmes et d'hommes, des rapports de forces réels, qui travaille à identifier les principales contradictions de notre époque, les moyens concrets de les surmonter, les forces capables de se mettre en mouvement et de se rassembler pour y parvenir, qui se donne pour ambition de donner à voir le sens dans lequel il est possible de transformer la société ; cette démarche est au sens véritable du terme la démarche communiste ». Il nous faut en discuter très sérieusement, nous vous proposons que le débat de cette matinée puisse porter prioritairement sur cette question.

Se situer à ce niveau, c'est très certainement le chemin nous permettant de faire une « offre » politique claire. Il nous sera alors possible d'apporter une réponse forte et crédible aux deux principales objections qui nous sont très souvent opposées, notamment par celles et ceux qui ne jugent pas notre affaiblissement comme une bonne chose mais qui, pour autant, au moment de voter, font d’autres choix, ce qui contribue à cet affaiblissement qu’eux-mêmes déplorent. Ils nous disent en 1 : « que proposez-vous ? » Notre réponse est-elle toujours très claire ? Et en 2, ils nous disent « ce n'est pas possible ». Arrivons-nous toujours à les convaincre du contraire ? En l’état actuel des choses, poser la question c’est y répondre.

Élaborer ce projet, n’est-ce pas se doter d’un outil indispensable pour faire se lever le débat sur ce que la gauche doit proposer et réaliser ? Pour parvenir à ce que ce débat devienne un débat populaire dont nul à gauche ne puisse s’abstraire ? Pour travailler à transformer le rapport des forces tant au sein de la gauche que dans le pays entre les idées d’acceptation de la domination capitaliste et celles de lutte pour se libérer de cette domination ? Élaborer ce projet, n’est-ce pas proposer un ensemble de transformations réalisables dans les années à venir ? Des transformations cohérentes entre elles, dont chacune permettrait d’avancer dans le sens de logiques alternatives à celles qui aujourd’hui brident le développement et l’émancipation de chacune et de chacun. Élaborer ce projet, n’est-ce pas dire à quelles conditions il serait possible à notre peuple d’œuvrer à bâtir son avenir en France, dans l’Europe et dans le monde d’aujourd’hui ? Car, pour nous, réussir ce n’est pas seulement gagner les élections, même si c’est évidemment indispensable. Nous ne visons pas une nouvelle alternance où, après quelques réformes plus ou moins positives viendraient l’enlisement, l’échec et leur cortège de déceptions. Notre peuple a, comme on dit, déjà donné. Pour nous, réussir c’est faire grandir et prévaloir dans la société d’autres moteurs, d’autres aiguillons que, pour une petite minorité ultra-privilégiée, la recherche du profit et la conservation de son pouvoir et, pour la majorité, la nécessité de vendre sa force de travail, de consumer sa vie pour pouvoir la gagner, et la gagner d’une façon toujours plus incertaine, précaire, à l’opposé des possibilités et des besoins de notre temps. Réussir, c’est être à la hauteur du nécessaire dépassement de la séparation séculaire entre ceux qui décident et celles et ceux qui exécutent, séparation dont les effets se font aujourd’hui de plus en plus ravageurs. Réussir, c’est faire aboutir des projets transformateurs viables en sorte que se consolide et s’élargisse le rassemblement. Réussir, c’est parvenir à ce que, de plus en plus, les hommes et les femmes qui constituent notre société puissent décider démocratiquement de leurs projets communs et se mobiliser pour les réaliser. Pour le Parti communiste, élaborer son projet, en fondant le renforcement de son influence sur sa capacité à le rendre crédible, n’est-ce pas aider notre peuple à se donner les moyens réels dont il a besoin pour construire son avenir ? N’est-ce pas, par conséquent, une condition de l’efficacité de l’activité militante communiste individuelle et collective ? Voilà les questionnements que le groupe de travail « conception du projet » propose pour engager notre discussion.

vendredi 6 juin 2008

Quel projet ?

"Après la première des trois rencontres nationales qui s'est tenue samedi dernier à paris et qui a traité de l'analyse de l'état du monde et de la mondialisation, et avant le rendez-vous de samedi prochain, à Tours, pour discuter des transformations du Parti communiste, pourquoi avoir fait le choix d'une journée de travail, de débats et d'échéances sur la question du projet politique, et plus exactement pourquoi avoir pointé l'urgence d'un projet politique d'avenir clairement identifiable ?

A cette question, plusieurs réponses..."

la suite, c'est demain, à Marseille.

dimanche 25 mai 2008

pour une transformation progressiste de l'école.

C'est ce dont il sera question, mercredi 28 juin, à Pau ( Complexe de la République à 20H00) lors d'un débat à l'initiative de la section locale du Parti communiste français. Alors que le gouvernement tente le passage en force suite à l'intervention de Sarkozy le 15 mai dernier, le jour meme de la grande manifestation des enseignants, des parents d'élèves et des lycéens, la mobilisation se poursuit avec, comme en Béarn samedi 24, des rassemblements illustrant la déterminations des personnels et des usagers.. En multipliant les attaques à chaque étage du système éducatif, la droite veut imposer, à marche forcée, un système basée sur l'acceptation des inégalités et la mise en concurrence. Quelle alternative ? Quelles réformes progressistes de l'école visant une ambition éducative de haut niveau pour tous. Discutons-en avec la participation de Bernard Calabuig, animateur du réseau école du PCF, et de Danielle Raucoules, conseillère municipale de Pau.

samedi 24 mai 2008

La festive-solidaire le 28 juin à Orthez (64).

Dix ans après la dernière édition, le PCF 64 relance une fete fédérale. A découvrir sur le site de la FESTIVE SOLIDAIRE. Rendez-vous à Orthez le 28 juin prochain http://festive-solidaire.pcf64.org

mardi 20 mai 2008

Un article de Sud-Ouest sur la politique jeunesse à Pau

à lire sur : http://www.sudouest.com/200508/vil_...

- page 2 de 7 -