RIPOSTE

riposte

Fil des billets

samedi 1 novembre 2008

C'est la solidarité qui fera gagner l'école.

par Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF, conseiller délégué à la jeunesse à Pau. .

L'éducation est un sujet sérieux qui mérite un débat de qualité, sans raccourcis, sans polémique stérile.



A qui fera-ton sérieusement croire que la question à traiter concernant l'école est d'abord celle du remplacement des enseignants en grève pour la défense du service public d'éducation ? Par le service minimum d'accueil (SMA), N.Sarkozy a tenté de faire oublier l'essentiel, à savoir les régressions, d'une ampleur considérable, engagées par le Gouvernement et le ministre Darcos en matière éducative, de la maternelle à l'enseignement supérieur. Ce sont les fondements même de l'école publique qui sont remis en cause à la fois par des suppressions d'emplois massives et par des réformes autoritaires, sans la moindre concertation avec les enseignants, les syndicats, les associations, les élus locaux.

Concernant l'école maternelle, Xavier Darcos a présenté très clairement sa vision lors d'une intervention au sénat, le 3 juillet dernier : « est-ce qu'il est vraiment logique (...) que nous fassions passer des concours à bac plus cinq à des personnes dont la fonction va être essentiellement de faire faire des siestes à des enfants ou de leur changer les couches ». On touche ici l'un des points essentiels du débat sur le SMA. Avec ce dispositif, l'Etat fait appel aux municipalités pour organiser une confusion entre la notion d'accueil et les missions d'éducation et de scolarisation. Il faut s'y opposer énergiquement : l'école n'est pas une garderie !!!

A Pau, le 7 octobre dernier, la mise en place de ce service d'accueil n'a pas conduit un nombre sensiblement différent de famille à envoyer leur enfant à l'école. Les parents y voient clair et savent bien que le droit d'accueil mérite mieux qu'une opération dirigée contre les enseignants. Lors de la campagne présidentielle, N.Sarkozy avait pris l'engagement d'un droit d'accueil opposable du jeune enfant d'ici 2012. Allons-y !!! Pour garantir ce droit, il faudrait créer 350 000 places en crèche dans les 5 ans. Si 340 milliards d'euros peuvent être mobilisés pour sauver le système bancaire, on peut donc trouver les 2 milliards nécessaire à la mise en place rapide d'un grand service public pour la petite enfance. Depuis cette rentrée scolaire, la ville de Pau a décidé d'ouvrir les activités de l'interclasse du soir à tous les enfants dont les parents le souhaitent. La nouvelle municipalité propose un soir par semaine pour les enfants des classes de CM1 et de CM2 des activités de sensibilisation aux différentes formes artistiques. Enfin, les familles les plus modestes reçoivent une aide financière plus importante pour les tickets de cantine. Voilà des mesures concrètes mais l'effort ne peut pas peser uniquement sur les communes dans un contexte de désengagements accéléré de l'Etat.

Pour la première fois, un ministre de l'éducation nationale annonce 6000 suppressions de postes en école primaire alors qu'elle accueillera 20 000 élèves de plus à la rentrée prochaine. La disparition de 3 000 postes de spécialistes de la difficulté scolaire conduirait à priver plus de 150 000 élèves d'aides effectuées dans le cadre des RASED. Ce sont des territoire entiers dans lesquels le réseau d'aide spécialisées ne pourra plus intervenir. A Pau, les postes RASED, c'est 4 psychologues, 4 rééducateurs avec un poste vacant et 8 maîtres d'adaptations.

Voilà les vrais questions.

Comme si la coupe n'était pas déjà pleine, le SMA à l'école constitue une attaque frontale contre l'exercice du droit de grève. Cette loi attribue une nouvelle charge aux communes qui ne sont pas censées assumer les conséquences de l'échec du dialogue social mené par l'Etat qui refuse d'ouvrir de véritables négociations sur les évolutions nécessaires du système éducatif.

Après tout cela, il reste un seul argument : « c'est la loi, nous sommes dans l'obligation de l'appliquer ».Avant la journée du 7 octobre, c'était la position de la ville de Paris. Après en avoir fait le bilan, le SMA n'y sera plus appliqué. Tout simplement, parce que c'est inapplicable. La circulaire du 4 septembre sensée préciser les modalités de mise en oeuvre de ce dispositif ne cadre rien, elle ne permet pas aux communes d'organiser ce service dans des conditions compatible avec l'impératif de sécurité des enfants accueillis. Ce constat est partagé par de très nombreuses collectivités, ainsi que par les associations nationales de maires. Les premières décisions des tribunaux administratifs donnent raison aux communes qui ont refusé le SMA. Il faut résister et marquer des points : la réforme de la DSU ne sera pas imposée en 2009. C.Boutin, dont le projet de loi sur le logement creusera les inégalités sociales et territoriales, a cependant dû reculer sur la modification de la loi SRU.

Toutes ces questions pourraient faire l'objet d'une table-ronde locale associant l'ensemble des acteurs. Il y a un mot qui, au final, fait le lien entre tous les éléments du débat sur le SMA : Solidarité. Aujourd'hui, cette valeur est très durement attaquée. Ne nous laissons pas faire. Cela va demander, à tous les niveaux, que les forces progressistes élèvent le niveau de résistance et construisent ensemble des réponses à la hauteur des enjeux et des majorités politiques pour les mettre en oeuvre.

lundi 29 septembre 2008

Quand le candidat UMP fait mentir le Président

Lors de son discours de Toulon, le Président de la République n’avait pas de mots assez durs pour dénoncer le « système » qui « creuse les inégalités » et « alimente la spéculation sur les marchés de l’immobilier. »

Le candidat de l'UMP à l'élection présidentielle proposait pourtant en avril dernier, à la revue Banque « (...) que ceux qui ont des rémunérations modestes puissent garantir leur emprunt par la valeur de leur logement. Il faut réformer le crédit hypothécaire ». En d'autre mot, la version française des fameuses subprimes à l'origine de la crise financière mondiale. L'information est vérifiable sur le site Internet de l'UMP à l'adresse suivante : http://www.u-m-p.org/propositions/propositions.php (p. 24 du document).

Nicolas Sarkozy déclarait dans son intervention à Toulon, « la vérité, les français la veulent, ils sont prêt à l'entendre ». D'accord monsieur le Président, mais alors, toute la vérité, rien que la vérité.

mercredi 27 août 2008

ce week-end, université d'été du PCF

une vidéo présentant l'Université d'été du PCF. C'est ce wee-end dans les Landes. Le programme des différents ateliers est disponible sur le site internet du PCF. j'animerai, vendredi après-midi, une discussion sur le 'évolution de la droite et "sarkoberlusconisme"

jeudi 14 août 2008

Plus de 70 jours de grève à Branoux les Taillades.

Je serai lundi 18 août dans le Gard, plus précisément à Branoux Les taillades, à l'invitation des salariés de la Compagnie du Mont Lozère ( conserverie de champignon du groupe France Champignon). Depuis le 5 juin, les 22 salariés de l'unité de production occupent leur usine jour et nuit pour la sauvegarde de leur emploi. Le groupe France Champignon, dont l'actionnaire principal est le fond d'investissement Butler capital partners, entend fermer le site et refuse toute discussion avec le personnel, dont la majorité travaille sur ce site depuis plus de 20 ans. Rendez-vous devant l'usine à 15H00.

mardi 12 août 2008

Réponse de la préfecture

Suite à mon courrier du 8 aout, la Préfecture vient de m'informer que le Préret est toujours en vacances. En son absence, nous serons reçus jeudi 14, à 10H00, par le directeur de cabinet. Rendez-vous devant les grilles de la Préfecture à partir de 09H30.

samedi 9 août 2008

La famille Sylejmani dans l'Huma et Libé

Après la couverture médiatique le jour même de l'expulsion ( radio France bleue béarn, France 3 Pau Sud Aquitaine) et le lendemain dans la presse écrite départementale ( La République et Sud-Ouest), la presse nationale fait écho à l'expulsion de la famille Sylejmani. Avec l'Humanité dans son édition du 8 mai . Aujourd'hui, en page "France", Libération titre sur "une famille kosovarde expulsée en minicharter".

article de l'huma :http://www.humanite.fr/2008-08-08_S...

et de libé : http://www.liberation.fr/actualite/...

fcpe_avion-mini.jpg

vendredi 8 août 2008

Monsieur le préfet des Pyrénées-Atlantiques.

Pau, le 8 août 2008

Monsieur Philippe REY Préfet des Pyrénées-Atlantiques Préfecture des Pyrénées-Atlantiques 2 rue du Maréchal Joffre 64021 PAU Cedex

REF. : OD/SP

Objet : Expulsion de la famille SYLEJMANI

Monsieur le Préfet,

La famille SYLEJMANI vient d'être expulsée du territoire français.

Élu municipal palois, parrain républicain d'ALBIN SYLEJMANI, scolarisé à l'école Gaston Phoebus, qui fêtera son cinquième anniversaire le 19 août prochain, je souhaite vous rencontrer le plus rapidement possible, accompagné de l'avocat de la famille et de membres du comité de soutien, afin que nous puissions avoir un échange sur la situation de la famille SYLEJMANI, sur les démarches administratives et juridiques en cours, sur les conditions de cette expulsion.

Monsieur le Préfet, l'émotion est très grande. Vos services m'ont informé hier que vous étiez pour quelques jours en vacances. Au regard des évènements, il nous faudrait convenir d'une rencontre dès que possible.

Veuillez agréer, Monsieur le Préfet, mes salutations républicaines.

Olivier DARTIGOLLES

Chronique....

Chronique d'une rafle ordinaire, par jean-Jacques Le Masson

Le ciel est gris sur Pau en cette aube du jeudi 7 août. La famille Sylejmani, qui a dû fuir le Kosovo en mars 2007, a passé la soirée avec des amis albanophones. Elle est convoquée le 25 septembre devant la commission nationale du droit d'asile, à Montreuil. Afrim et Kirimane espèrent y obtenir l'asile. Anisa, 10 ans, la fille de leurs amis, qui s'était endormie, est restée dormir chez eux. Anisa, son petit frère et ses parents viennent de passer plusieurs jours au centre de rétention administrative d'Hendaye avant d'être délivrés par un jugement du tribunal d'appel de Pau. Le frère et la soeur ont été les premiers enfants à y être enfermés. Gajik, le petit frère, y a « fêté » ses cinq ans... Les parents restent traumatisés par leur arrestation à l'aube et leur séjour à Hendaye. Ils sont contents que leur fille dorme ailleurs que chez eux.

Six heures. Des coups violents retentissent à la porte du logement de la famille Sylejmani. « Police, ouvrez ! » Ils n'ouvrent pas et appellent une amie de leur comité de soutien au téléphone. Ils sont terrorisés. Le temps que leur amie arrive et ait prévenu les militants de RESF 64, un serrurier appelé par la police a ouvert la porte et elle voit la police, nombreuse, embarquer six personnes ! Deux adultes et quatre enfants. Parmi eux, Alma, 10 ans, Drenusha, 8 ans et Albin, 5 ans dans quelques jours, élèves de l'école Gaston Phoebus de Pau. Qui est la quatrième enfant ?

Huit heures. Les militants de RESF 64 se présentent devant le siège de la police aux frontières, à Billère, dans la banlieue de Pau, accompagnés du maire de la ville qui a participé, le 4 juillet, à la mairie de Pau, à la cérémonie de parrainage d'enfants de familles étrangères en situation irrégulière.

On leur dit que la famille n'est pas là. Les recherches commencent dans les centres de rétention d'Hendaye et Cornebarrieu. Elles restent vaines. L'avocat, prévenu, n'en sait pas davantage.

11 heures. La famille de la petite fille embarquée avec la famille Sylejmani est terrorisée. Elle se demande ce que va devenir leur enfant. Des négociations s'engagent avec l'aide de Joseph Gatelier, prêtre dela paroisse du Hameau à Pau. Il est convenu qu'il peut venir récupérer l'enfant à Billère. Bien qu'effrayée à l'idée de retrouver les locaux où sa famille a été gardée à vue avant d'être expédiée à Hendaye, la mère l'accompagne et retrouve sa petite fille.

11 heures. Au moment même où la PAF et la préfecture disent ne rien savoir de qui se passe, la famille Sylejmani est embarquée dans un petit avion, accompagnée de cinq policiers (!), directement vers Priština. Qui parle de déficit budgétaire ? Afrim garde les mains liées pendant tout le voyage, comme s'il avait pu s'évader de ce petit avion !

Midi. Un fonctionnaire de ce qui a été les renseignements généraux appelle une militante de RESF 64 pour lui demander s'il y avait « un risque de manifestation » devant la préfecture. La camarade apprend ainsi incidemment que la famille est en voie d'expulsion.

16 heures. La mère de famille, Kirimane, appelle une amie du comité de soutien et lui annonce qu'ils viennent de débarquer à Priština, au Kosovo.

17 heures. Toute la presse locale, écrite, radio et télé assiste àla conférence de presse donnée à la mairie de Billère par le comitéde soutien, RESF 64 et les élus qui ont parrainé les enfants le 4 juillet. Parmi eux, le maire de Billère, la maire de Pau, le conseiller municipal communiste de la mairie de pau et porte-parole du PCF; la conseillère générale du canton de Pau sud.

L'indignation devant les conséquences de cette politique du chiffre et le mépris de la volonté d'intégration de cette famille, son désirde travailler et de faire étudier ses enfants, est le sentiment dominant ce 7 août au soir à Pau. Plus une volonté confirmée de tenter de continuer à venir en aide à cette famille et à renforcer la vigilance pour les autres familles menacées. Peut-on s'habituer à un « ordinaire » inacceptable ?

Jean-Jacques Le Masson RESF 64

"un petit avion exprès pour nous"...

dans son édition de ce jour, la République des Pyrénées livre le témoignage de madame Sylejmani sur les conditions d'expulsion de sa famille :

"Vers 6H15, les policiers ont frappé à la porte. je n'ai pas ouvert. Alors, ils l'ont cassé pour entrer. il nous ont dit de prendre quelques affaires et de monter dans la voiture. mon fils Albin qui dormait a beaucoup pleuré. Il était choqué. Puis nous sommes restés dans leur bureau une heure avant d'aller à l'aéroport. j'ai demandé à appeler un avocat. On m'a dit qu'il avait expliqué qu'il ne pouvait pas venir". De Pau, nous sommes montés dans un petit avion exprès pour nous et cinq policiers. Nous sommes arrivés vers 14H30 à Pristina. sans manger. Et mon mari qui avait les mains attachées n'a pas pu aller aux toilettes.

Quand avez-vous compris que vous rejoignez le Kosovo ?

En arrivant au bureau de la police, un homme m'a dit que nous allions rester 24 heures. Puis 10 minutes après, un autre a dit qu'on allait prendre l'avion tout de suite. C'est un jour terrible pour moi. J'avais peur d'une expulsion. Mais je ne pensais pas si vite, car il restait un recours. j'espère que nos amis à pau vont pouvoir faire quelque chose. Mais ici, j'ai peur. Nous ne sommes pas en ssécurité avec nos enfants. dans deux ou trois jours, nous devons partir du Kosovo."

Bien des éléments de ce témoignage posent la question du respect de l'Etat de droit. Nous interpellons dès aujourd'hui Monsieur le Préfet des Pyrénées-Atlantiques.

jeudi 7 août 2008

Direction Pristina...

Après une journée de mobilisation, devant les locaux de la PAF, auprès des services de la préfecture, nous avons enfin eu des nouvelles : Albin et sa famille ne sont pas en centre de rétention. Pas en hendaye, pas à Toulouse ni à Bordeaux. ils sont à Pristina, au Kosovo. c'est une véritable opération commando pour deux parents, parfaitement intégrés, pour trois enfants, dont Albin qui aura cinq ans le 19 aout prochain. sale journée...il souffle un vent mauvais... Comme parrain républicain d'Albin, j'ai essayé tout au long de la journée de contacter monsieur le Préfet des Pyrénées-Atlantiques. Il serait, selon ses services, en vacances... Dès demain, nous nous organisons. je vous parlerai d'Albin et de sa famille sur ce blog.

voici le communiqué du réseau RESF 64 :

La famille Sylejmani, Kirimane la mère, Afrim, le père, Alma 10 ans et Drenusha 8 ans, leurs filles, Albin 5 ans, leur fils a été arrêtée au petit matin par la police française, afin de les expulser vers la Serbie.

Cette famille d'Albanais du Kosovo est arrivée et a demandé l'asile en France au printemps 2007. La demande de protection était justifiée par les risques encourus par le père, qui avait refusé de s'engager dans la guerre civile du Kosovo aux côtés de l'UCK. Cette organisation est maintenant au pouvoir dans le Kosovo indépendant. Cette indépendance a été reconnue par la France en février 2008.

Même si leur demande d'asile a été rejetée, une audience de contestation de ce rejet est prévu le 25 septembre. Le dossier n'est donc pas clos.

Depuis leur arrivée à Pau, les enfants sont scolarisés à l'école Gaston Phoebus. Alma, Drenusha et Albin ont fait l'objet d'un parrainage républicain vendredi 4 juillet à la mairie de Pau. Afrim, le père, qui a légalement travaillé dans le bâtiment quelques temps avant de devoir abandonner son emploi après le rejet de la demande d'asile a eu une proposition d'embauche en CDI.

La famille sera probablement conduite dans les locaux de la police aux frontières à Billère (ils n'y étaient pas encore à 9h) puis dans un centre de rétention administrative (Hendaye est le plus proche)

RESF64 exige la libération immédiate de cette famille et appelle à la mobilisation cioyenne pour l'obtenir.

Arrestation de la famille Sylejmani à Pau

Ce matin, en apprenant l'arrestation de la famille Sylejmani, j'ai d'abord éprouvé un immense dégoût. Ce qui s'est passé ce matin à Pau n'est pas à l'image des valeurs républicaines de notre pays. Sarkozy et Hortefeux, les représentants de l'Etat qui avec zèle, comme en Pyrénées-Atlantiques, décident et mettre en oeuvre cette politique souillent notre histoire, nos valeurs de Liberté, d'égalité et de Fraternité. Certaines images venant d'Italie font peur, le libéral-populisme progresse dangereusement des deux cotés des Alpes. Que sommes-nous en train de devenir...

Albin, dont je suis le parrain républicain, et qui va vivre son cinquième anniversaire en centre de rétention, doit faire sa rentrée à l'école Gaston Phoebus à Pau.

Comme pour la famille Kuka, la chaîne de solidarité s'est construite dès ce matin. je veux ici rendre hommage à ces militants associatifs, syndicaux et politiques qui se rassemblent et agissent. Mais il nous faut être plus nombreux. Pour Albin, Alma et Drenucha et tous les autres.

Ce matin, en apprenant la monstruosité de cette rafle, j'ai pensé à Lucie Aubrac. Elle fut très engagée au crépuscule de sa vie dans la défense des sans-papiers. Elle nous a laissé un message : "Résister doit toujours se conjuguer au présent".




Olivier Dartigolles,

Pau le 7 aout 2008.

mercredi 16 juillet 2008

Anisa et Arsélio

Monsieur le Préfet, vous venez d'inaugurer votre arrivée en Pyrénées-Atlantiques par la rafle de la famille Kuka parfaitement intégrée dans notre territoire et dont les enfants, de 7 ans et 5 ans, sont élèves à l'école Henri IV.

J'ai le souvenir d'eux, de leur visage, de leur sourire et aussi de leur espièglerie lors d'une récente cérémonie de parrainages républicains en mairie de Pau. Ils jouaient comme les autres enfants de leur age. Ce que vous venez de décider, et alors que des recours administratifs sont engagés, est insupportable et abjecte. « Le beau ciel de Pau » que vous devez apprécier aujourd'hui peut briller pour tout le monde, y compris pour Anisa, Arsélio et leurs parents.

Sachez, Monsieur le Préfet, que la terre basco-béarnaise est une terre d'accueil, de solidarité et de résistance. Vous pouvez compter sur nous pour vous sensibiliser à cette histoire.

Pau, le 16 juillet 2008

Olivier Dartigolles,

porte-parole du Parti communiste Français,

secrétaire départemental du PCF 64

parrain républicain.

samedi 5 juillet 2008

page "Rebonds" de Libé: publication d'une contribution rédigée il y a quelques jours.

les réactions sont intertessantes...

à lire sur le site web de libé : http://www.liberation.fr/rebonds/33...

dimanche 25 mai 2008

pour une transformation progressiste de l'école.

C'est ce dont il sera question, mercredi 28 juin, à Pau ( Complexe de la République à 20H00) lors d'un débat à l'initiative de la section locale du Parti communiste français. Alors que le gouvernement tente le passage en force suite à l'intervention de Sarkozy le 15 mai dernier, le jour meme de la grande manifestation des enseignants, des parents d'élèves et des lycéens, la mobilisation se poursuit avec, comme en Béarn samedi 24, des rassemblements illustrant la déterminations des personnels et des usagers.. En multipliant les attaques à chaque étage du système éducatif, la droite veut imposer, à marche forcée, un système basée sur l'acceptation des inégalités et la mise en concurrence. Quelle alternative ? Quelles réformes progressistes de l'école visant une ambition éducative de haut niveau pour tous. Discutons-en avec la participation de Bernard Calabuig, animateur du réseau école du PCF, et de Danielle Raucoules, conseillère municipale de Pau.

vendredi 16 mai 2008

Enjeux agricoles. Crise alimentaire mondiale. OGM. André Chassaigne à Pau le 11 juin.

images.jpgNous connaissions la volonté du gouvernement : un passage en force, le 13 mai à l'Assemblée nationale, pour imposer sa version du projet de loi sur les organismes génétiquement modifiés (OGM). Alors que la discussion parlementaire lors de la première lecture avait suscité – déjà par le dépôt d'un amendement du député communiste du Puy-de-Dôme – un débat de qualité posant clairement les enjeux, le Gouvernement voulait en finir une bonne fois pour toute en accélérant, sans vote solennel, l'adoption du texte par les députés.

Cette opération a été mise en échec par l'adoption de la motion de procédure déposée par André Chassaigne. Ce vote a mis fin à l'examen d'un projet de loi dangereux, porteur d'une généralisation des OGM au profit de l'agrobusiness. Notre département est particulièrement exposé par ce risque de généralisation des cultures OGM.

C'est une bonne chose. La bataille va se poursuivre dans un contexte mondial de crise alimentaire, de périls immenses mais aussi de potentialités énormes. C'est ce dont il sera question le 11 juin prochain, en présence d'André Chassaigne, lors d'un débat contradictoire à 20H00 à Pau (Complexe de la République), auquel a accepté de participer Christian Pees, président du groupe Euralis, et un représentant d'une association de consommateurs. Le Parti communiste Français présentera ses propositions pour une agriculture respectueuse des hommes et des territoires tout en proposant que soit organisé à l'échelle du pays un grand débat national sur les enjeux agricoles.

Quelle agriculture pour demain ? Crise alimentaire mondiale, OGM... les sujets ne manqueront pas dans une actualité riche en informations : nous apprenions ce week-end qu’un groupe financier belge propose à ses clients des contrats d'assurance-vie dont la valeur future serait indexée en partie sur le prix des matières premières agricoles. Pour résumer, d'un coté la pénurie alimentaire, de l'autre la spéculation.

vendredi 21 mars 2008

Luc Chatel et ses oeillères

Très fraîchement nommé porte-parole du gouvernement, Luc Chatel a défendu ce matin sur LCI, la nécessité de porter à 41 annuités la durée de cotisation pour « sauver » notre système de retraite.

Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’à droite, le renouvellement des hommes ne rime pas avec celui des idées. L’allongement de la durée de cotisation ne règle en rien la question du financement des retraites, les déficits ont continué de se creuser malgré le passage de 37,5 à 40 annuités.

Je suggère au tout nouveau porte-parole du gouvernement de retirer ses œillères et de regarder du coté des recettes. Si les cotisations patronales étaient à la même hauteur que celle des salariés, il y aurait à l’évidence de quoi sauver aisément l’avenir des retraites.

dimanche 21 octobre 2007

Sarko, l'homme d'un clan, d'une classe

Comment qualifier l'action d'un chef de l'Etat qui non seulement ne défend pas le choix souverain de son peuple dans les instances européennes en piétinant le verdict populaire pourtant clair et net du 29 mai 2005 mais prend des engagements devant les autres dirigeants européens pour ne pas consulter de nouveau les françaises et les français sur l'avenir de la construction européenne ? Comment qualifier sa proposition d'une ratification du traité modificatif, sans débat démocratique et contradictoire, dans la foulée de la ratification par les chefs d'Etat et de Gouvernement le 13 décembre prochain à Lisbonne ? Le président Sarkozy semble le plus pressé de tous. A-t-il la crainte, dans un contexte où le mouvement de riposte à sa politique s'amplifie, de voir de nouveau s'établir la jonction entre la contestation des conséquences des politiques libérales dans notre pays et le refus majoritaire de l'orientation actuelle de l'Union Européenne ? Aujourd'hui nous apprenons la participation de N.Sarkozy à la réunion du bureau politique de l'Ump. Cela a au moins le mérite d'être clair : le président est l'homme d'un clan, d'une classe qui redoute l'expression du suffrage universel sur un texte, pour reprendre la formule de N.Sarkozy lors de son point presse à Lisbonne, " à ne pas mettre entre toutes les mains". Pourtant, il y a deux ans, la preuve a été faite qu'un débat démocratique de très grande qualité pouvait se lever sur les enjeux européens. Comme en 2005, l'exigence d'un référendum est un devoir démocratique.

mardi 16 octobre 2007

A propos de la célébrations autour de Guy Môquet

Le Président de la République a décidé de faire du 22 octobre une journée symbole en faisant de la lecture de la lettre de Guy Môquet à sa mère un moment fort de commémoration dans tous les lycées de France.

L’hommage que lui rend traditionnellement le PCF ainsi qu’aux 27 fusillés de Châteaubriant – tous communistes - prend donc cette année un caractère exceptionnel. Et déjà des voix s’élèvent contre une prétendue récupération de la mémoire du jeune résistant communiste fusillé par les nazis ; il serait ainsi demandé aux communistes de se faire discret. Xavier Darcos s’étant déjà exercé à cette bien misérable réécriture de l’histoire, lui qui dans sa note aux recteurs a transformé les militants communistes en « compagnons ».

Cette misérable polémique ne grandit pas ceux qui s’acharnent depuis quelques temps à réviser l’histoire de France en bafouant la mémoire de ceux qui ont donné leur vie pour un idéal de justice et de paix.