samedi 28 juin 2008

l'AG de la mission locale de Pau s'est tenue le 26 juin

voici le rapport d'orientation que j'ai présenté comme président de la Mission locale de pau-Pyrénées. Il y est question du rappport Schwartz, plus que jamais d'actualité...

Je veux tout d'abord remercier l'ensemble des participants à notre assemblée générale. C'est une journée importante pour la Mission locale pour faire un point d'étape et pour dégager ensemble des perspectives. Au coeur de nos préoccupations, la jeunesse, son présent et son avenir.

Une jeunesse maltraitée.

Pour préparer ce rapport d'orientation, je me suis accordé un plaisir, une respiration : la lecture du rapport Schwartz. Vingt-cinq ans après sa parution, la réédition en 2007 de ce texte fondateur des politiques de l'insertion pour la « remise en jeu économique et sociale des jeunes » permet de constater l'actualité des analyses et des propositions qui y sont avancées. Mais c'est aussi mesurer combien notre société reste bloquée quand il s'agit de faire à la jeunesse la place qu'elle devrait occuper. En 2008, l'avenir, selon une étude comparative de la Fondation pour l'innovation politique, réalisée auprès de 20 000 jeunes à travers le monde, les jeunes français l'envisagent avec crainte. Chômage élevé - avec 17,2% selon les chiffres officiels de l'INSEE pour le premier trimestre 2008 demeure plus de deux fois plus élevé que celui des 25/49 ans -, entrée tardive dans le monde du travail avec une précarisation croissante, difficultés à gagner son autonomie. Sans parler de l'image portée par la société sur la jeune génération. Pour Maryse Vaillant, psychologue, « nous sommes en France dans une société qui a peur des jeunes ( ...) on les caricature et on les utilise sur le plan économique. Mais le potentiel de la jeunesse, ses valeurs, sa capacité à s'émouvoir, sa capacité à entrer en solidarité, sa créativité, personne n'en parle ». La jeunesse, ce devrait être l'age des possibles. Or trop souvent, aujourd’hui, elle est l’âge des portes qui se ferment, l’âge où l’on vous dit « Ce n’est pas possible. Pas pour vous. Pas tout de suite.» Le passage à l'age adulte ne se fait pas sans heurts. Cet entre-deux fragile de l'existence peut comporter des pratiques à risque avec des mises en danger physique, mise en danger morale aussi. Les chiffres dont nous disposons ne peuvent que nous préoccuper : 48,7% des décès par accident, le suicide étant la seconde cause de mortalité chez les jeunes.

L'identité des Missions locales plus que jamais d'actualité.

Il ne s'agit pas d'être alarmiste, nous connaissons bien les ressources de la jeunesse, ses capacités. Nous sommes placés devant une grande responsabilité : aider les jeunes de 16 à 25 ans, à partir de leurs préoccupations, de leurs attentes, de leurs projets, à résoudre l'ensemble des problèmes que pose leur insertion professionnelle et sociale en assurant des fonctions d'accueil, d'information, d'orientation et d'accompagnement. On l'aura bien compris, dans un tel contexte ou les jeunes sont plus durement frappés que le reste de la population par la dégradation des conditions de vie, il nous faut bien évidemment consacrer beaucoup d'énergie à l'insertion professionnelle mais cela ne peut se faire en réduisant la voilure des actions nous positionnant dans le domaine de l'insertion sociale. Les deux sont étroitement liés. Cette approche globale constitue l'un des piliers de notre identité.

Contre la mise en concurrence, le choix de la concertation et du partenariat.

Aujourd'hui, le paysage national des politiques d'insertion des jeunes est très évolutif, les enjeux sont très importants. Je veux ici dire un mot sur le volet emploi du plan espoir banlieue et notamment sur les conditions de la mise en oeuvre d'un contrat d'autonomie pour les jeunes en recherche d'emploi résidant dans une zone couverte par un contrat urbain de cohésion sociale ( CUCS). L'annonce de ce nouveau dispositif a provoqué de nombreuses réactions et de fortes inquiétudes. En effet, pour mettre en place «le plan espoirs banlieue», sans la moindre concertation avec les structures, dont les missions locales, intervenant dans les quartiers, l'Etat a lancé un appel d'offre national, le 31 mars dernier, permettant ainsi à des opérateurs privés de se positionner sur l'accompagnement à l'emploi durable de plus de six mois, à la qualification ou à la création d'entreprise de 45 000 jeunes issus des quartiers classés en géographie prioritaire dans le cadre des contrats urbains de cohésion sociale. Ce qui est visé, c'est donc bel et bien le coeur de métier des Missions locales, le fondement de leur identité. L'Etat attend du futur opérateur les mêmes missions que celles décrites dans les protocoles 2000 et 2005 des Missions locales. Je rappelle que ces missions ont été validées par les financeurs des Missions locales, qu'elles sont décrites dans la circulaire CIVIS, qu'elles sont déclinées dans les conventions pluriannuelles d'objectifs (CPO) conclues avec les Missions locales, pour 2008, par l'Etat. Dans une période de restriction drastique des enveloppes financières des contrats aidés, de rigueur financière par la mise en place de la Révision générale des politiques publiques (RGPP), il serait plus utile et plus efficace d'optimiser les dispositifs existants, de solliciter l'expertise des structures en place et qui bénéficie d'une forte expérience dans les quartiers, et de renforcer la concertation et les partenariats plutôt que de créer de la concurrence. On sait en effet pertinemment que la lutte pour l'insertion sociale et professionnelle des jeunes nécessite l'implication de toutes les énergies possibles, ainsi que la mutualisation de tous les moyens. L'insertion demande un travail partenarial de longue haleine, l'implication de l'ensemble des décideurs et des acteurs du territoire. C'est en tout cas l'esprit qui nous guide. La mise en concurrence – il est vrai l'enjeu est de taille , les missions locales constituant un marché avoisinant 700 millions d'euros- conduit à l'abandon d'une philosophie, celle portée par le rapport Schwartz, dont l'auteur s'inquiète aujourd'hui de l'avenir des missions locales. C'est l'avenir des jeunes les plus en difficulté qui est menacé si des opérateurs réduisent leur prestation à une simple mise au travail, évacuant la prise en charge globale ( orientation, accompagnement, insertion, logement, santé). Veillons à ce que ce contexte n'amènent pas les missions locales à réduire leur effectifs, dans un moment où il nous faut au contraire renforcer les équipes, et à abandonner des projets innovant, à réviser à la baisse la qualité de nos prestations. Notre mission de service public de proximité serait alors attaquée dans son coeur. Pour conclure sur cette question, je veux donc dire ici, comme président de la Mission locale de Pau-Pyrénées, combien ce volet emploi du plan espoirs banlieues organise un véritable gâchis de compétences actuelles, gâchis financier, et même, ce qui est plus grave, un gâchis vis à vis des objectifs visés. Bien évidemment, la Mission locale reste disponible pour toute concertation visant à l'amélioration des politique d'insertion sociale et professionnelle des jeunes dans les quartiers des zones urbaines sensibles.

Quelle intervention dans les quartiers populaires ?

Pour une intervention spécifique dans les quartiers populaires, nous pouvons inscrire notre action – ce qui est déjà le cas- dans le cadre des préconisations présentées le 7 février 2008 par le Conseil national des Missions locales et PAIO.

Quelques exemples d'actions :

mettre en réseau tous les acteurs locaux de l'insertion sociale et professionnelle qui travaillent sur les quartiers. Aller au devant des jeunes qui n'ont pas franchi les portes de la mission locale ou qui n'y sont pas fidélisés. Accompagner les jeunes dans une approche globale pour travailler sur les freins à l'insertion. Organiser un meilleur accès et une meilleure qualité de l'orientation professionnelle. Des actions d'informations et de sensibilisation sur la formation professionnelle, les métiers porteurs et les dispositifs d'accompagnement. des partenariats avec les entreprises pour la mise en oeuvre d'un processus d'intégration des jeunes des zones urbaines sensibles dans l'entreprise Améliorer la mobilité géographique des jeunes en milieu urbains.

La mission locale de Pau Pyrénées y travaille. Comme sur le quartier Saragosse, avec la création d'une antenne animée par une conseillère pour un accompagnement à l'emploi des jeunes, la mise en place de campagnes de communication spécifique sur les jobs d'été, avec, aussi, une information auprès des jeunes sur les secteurs professionnels porteurs comme l'aide à la personne, la métalllurgie. Ou encore dans le cadre de la convention signée entre la Mission et le Ministère des finances pour la préparation des jeunes aux concours administratifs. Sur le quartier du Hameau, la Mission locale a participé à la création du pôle emploi développement du hameau avec l'affectation d'un conseiller pour l'accompagnement des jeunes vers l'emploi. C'est l'opération 100 000 bâtisseurs, la participation à la mise en oeuvre de la clause d'insertion dans le cadre de l'ANRU, la collaboration avec l'ensemble des partenaires de ce territoire dans le cadre de l'accompagnement des jeunes. Pour les deux antennes, celle de Saragosse et celle du Hameau, la Mission locale aide à la création d'entreprise avec la Fabrique à projets, propose des soutien via le réseau de parrainage, intervient avec la médiation logement.

Il nous faut améliorer ce qui peut l'être, déployer nos actions et continuer à innover.

Quel projet d'avenir pour la Mission locale ? Quelle ambition ?

Le contexte national nous invite à ne pas nous endormir sur nos acquis, à ne pas ronronner. Nous devons aller de l'avant, développer nos missions, continuer à innover en plaçant les jeunes au coeur de nos préoccupations.

Cela demande une Mission locale mieux identifiée par les jeunes comme un service public de proximité pour toute question relative à leur insertion sociale et professionnelle. Nous devons davantage nous positionner comme un véritable centre de ressources pour les aider et les accompagner à chaque étape de leur parcours. Je pointe ici la nécessité de renforcer notre offre de service dans le domaine de l'emploi et de diversifier les réponses aux problématiques rencontrées par les jeunes. Il y a des questions émergentes dans la société concernant les jeunes qu'il nous faut appréhender. Concernant notre partenariat avec l'Etat et les collectivités territoriales, la Mission locale dispose d'atouts importants pour être reconnu comme un véritable acteur du développement local pour élaborer et construire des axes stratégiques d'actions auprès de la jeunesse. Je crois qu'il est possible, et souhaitable, de renforcer les accords actuels, d'en élargir le champ, avec nos partenaires institutionnels que sont l'Etat, la Région, le département et les structures intercommunales. L'ensemble des partenariats doit franchir une nouvelle étape : ce qui va nous demander de renforcer nos coopérations avec les entreprises. A ce titre, l'ambition que nous nous fixons pour la prochaine édition du village de l'emploi, avec plus de 130 entreprises représentées, illustre bien le niveau de l'ambition que nous nous fixons. Travaillons dans le même temps à développer une offre de service cohérente avec les deux autres Missions locales du Béarn. Développons notre action avec les acteurs du logement, après l'emploi, c'est aujourd'hui la question la plus discriminantes pour les jeunes.

Nous le savons, nous le mesurons tous les jours. Il peut arriver que les moyens d'actions habituels s'avèrent insuffisants ou inadaptés. De trop nombreux jeunes en difficultés restent en dehors des dispositifs mis en place. La Mission locale peut, seule ou avec d'autres, concevoir et proposer des réponses nouvelles avec des services, des actions, des ressources pour les jeunes de 16 à 25 ans. C'est je crois être fidèle à notre identité, à notre coeur de métier, que de se frotter aux réalités d'aujourd'hui en cherchant des réponses les plus adaptées possibles au contexte institutionnel, social et économique de notre territoire d'intervention. Sans oublier que des jeunes nous demandent d'être plus réactif à leur souhait de mobilité géographique, ou encore d'être des acteurs du développement local dans lequel ils ont choisi de vivre. De tels défis nous invitent donc à une meilleure efficacité dans l'action auprès des jeunes, dans nos partenariats, dans l'action auprès des entreprisses et des acteurs du développement économique.

Notre premier atout : l'équipe, les salariés de la Mission locale.

En sommes-nous capables ? Je le crois car nous disposons d'une très belle équipe. Lors de ma première rencontre avec les salariés de la Mission locale, j'ai été très fortement impressionné par la qualité professionnelle et humaine de ce collectif. Il y a des anciens, qui sont porteurs d'une histoire, d'une identité, et des plus jeunes qui posent des enjeux pour aujourd'hui et demain. Ils aiment leur métier, ils en parlent avec passion. Avec émotion aussi quand ils jugent que leur conditions de travail ne leur permette pas de donner le meilleur d'eux-mêmes. On ne peut pas faire face à l'une des questions les plus dures de la société, une jeunesse en mal d'avenir, quand on est soi-même fragilisé. Il faut donc une amélioration des conditions de travail, une réorganisation de l'équipe, très certainement un renforcement du dispositif de direction. Les dernières réunions du bureau et du CA ont permis de prendre les premières décisions. Notre assemblée générale fixera la feuille de route. Il ne faut pas décevoir les attentes des salariés. Je fais de cette question l'une des priorités dans mon engagement comme président de la Mission locale.

Vous pouvez aussi compter sur moi, sur les membres du nouveau bureau, pour défendre la Mission locale, la développer, la positionner fortement à l'échelle de notre territoire pour les actions d'insertion sociale et professionnelle des jeunes de 16 à 25 ans.

Je vous remercie.

mardi 20 mai 2008

Un article de Sud-Ouest sur la politique jeunesse à Pau

à lire sur : http://www.sudouest.com/200508/vil_...

samedi 3 mai 2008

Politique municipale : trois priorités pour la jeunesse.

Place des jeunes à Pau, citoyenneté, accompagnement à l'autonomie. à voir sur Pau Web TV.

http://www.pau.fr/webtv/?video=ambi...

jeudi 17 avril 2008

Conseil local de la jeunesse.

A Pau, pour les jeunes, en 2008, que faut-il améliorer, changer, inventer ? La nouvelle équipe municipale de gauche porte l'ambition d'une plus grande implication des jeunes dans la vie démocratique de la commune. La jeunesse de Pau est une richesse pour notre ville. L'action municipale doit donc favoriser l'accès des jeunes à l'information, soutenir leurs initiatives et leur créativité. C'est pourquoi nous proposons la mise en place d'un conseil local de la Jeunesse qui doit permettre aux jeunes de notre ville d’être concrètement associés à toutes les décisions publiques qui les intéressent.

La liste « Cap et coeur » s'est engagée à offrir aux jeunes Paloises et Palois un espace de parole et de décisions pour construire collectivement les politiques locales, celles qui leur sont destinées aujourd'hui et celles qui les concerneront demain : tel est l'objectif du Conseil local de la jeunesse.

Ensemble, imaginons un lieu de rencontres, d'échanges, d'initiatives pour faire entendre les appréciations, les propositions de la jeune génération sur la vie à Pau et dans l'agglomération, pour y débattre de toutes les questions relatives à la politique municipale.

Le Conseil palois de la jeunesse pourrait avoir des compétences consultatives : les élu-e-s solliciteraient son avis sur l'ensemble des secteurs de la politique municipale et non exclusivement sur les actions spécifiquement destinées aux jeunes. Parallèlement, les jeunes pourraient formuler des propositions, élaborées dans le cadre de commissions de travail thématiques définies par eux. Les élus concernés seraient alors invités à venir débattre en séance plénière de ses suggestions. Il nous faudra aussi construire une relation forte entre le Conseil local de la Jeunesse et les conseils de quartier. Espace d’écoute et d’expression des jeunes, le Conseil local de la Jeunesse a vocation à instaurer l’habitude de rencontres franches et sincères entre les jeunes et les élus, les institutions, les composantes de la société civile. Enfin, les compétences du Conseil pourraient être participatives : les jeunes auraient également la possibilité d'exercer leur citoyenneté en décidant de réalisations concrètes.

Après une phase de consultation et de débat sur le thème « Dessine-moi un conseil local de jeunes » qui pourrait se mener jusqu'en décembre 2008, notre objectif est une installation du Conseil local de la jeunesse en septembre/octobre 2009.

a vos plumes, à vos claviers.

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samedi 22 mars 2008

intervention lors de l'installation du conseil municipal de Pau.

Madame la Maire, Mesdames et Messieurs les conseillers,

conseil municipal

L'installation de ce nouveau conseil municipal était attendue. Les élections des 9 et 16 mars ont permis une indispensable clarification pour sortir, enfin, d'une période qui n'était pas à l'image de notre ville et qui, à bien des égards, sur fond de débauchages et de brouillage des repères et des valeurs, n'a pas honoré la politique.En se rendant aux urnes, avec un niveau de participation supérieur à celui de 2001, les paloises et les palois ont repris la main. Ils se sont intéressés à la campagne. Ils ont regardé de près ce qui était proposé par les différentes listes. Ils ont refusé le piège d'un détournement politicien de l'enjeu de cette élection. Ils ont clairement voulu un changement en plaçant le liste « Cap et coeur » en tête du premier et du second tour.

L'installation du nouveau conseil municipal permet d'en finir avec une crise municipale, politique et morale qui fragilisait notre territoire, son identité, ses potentialités et son développement. Afin que nous puissions connaître très précisément la réalité de la situation en ce début de mandature, je crois que s'impose un audit financier et de gestion complet.

A Pau, le Parti communiste s'est engagé publiquement dès le mois d'octobre dernier pour un rassemblement de la gauche, il a contribué à l'élaboration d'un projet municipal solidaire et citoyen. Il peut donc aujourd'hui, avec ses élus, être pleinement partie prenante de la nouvelle majorité municipale dans la mise en oeuvre du programme de la liste « Cap et Coeur ».

Je voudrais pointer ici deux éléments qui ont été au coeur de la campagne de la liste de gauche conduite par Martine Lignières-Cassou.

le premier, c'est une idée simple, celle de l'amélioration de la vie quotidienne des paloises et des palois. Ce n'est pas, contrairement à ce que l'on a pu entendre ici ou là, un « petit » projet. Bien au contraire, alors que le pouvoir sarkozyste entend « accélérer » les réformes avec de nouvelles attaques contre les retraites, l'assurance maladie, le code du travail, le système éducatif, la laïcité, une politique de gauche pour notre ville, c'est un appui pour celles et ceux qui sont les premières victimes des effets de la politique de la droite. Si une politique locale ne peut pas tout, la mise en oeuvre de notre projet municipal a pour ambition d'être utile, concrètement, à l'ensemble de la population en matière de logement, de transport, d'éducation, de santé, de culture, pour mieux vivre ensemble. Des résistances fortes et le plus larges possibles seront également nécessaires contre les politiques du gouvernement. Dès aujourd'hui, en riposte aux annonces de suppressions de postes dans les écoles, les collèges et les lycées de notre ville.

N'oublions pas la campagne de terrain que nous venons de mener et les milliers de témoignages illustrant la gravité de la crise sociale, particulièrement vive dans certains quartiers où il n'y a plus d'espoir, plus de perspectives, où la précarité, les injustices et les discriminations gagnent du terrain. Il y a dans notre ville des solidarités à reconstruire en urgence. C'est possible à condition d'en avoir la volonté politique. Cette question sera l'une des priorités dans l'engagement des élus communistes dans la nouvelle majorité municipale.

La seconde caractéristique intéresse la question de la démocratie locale. Les ateliers de la cité ont prouvé combien la participation directe des citoyens, des forces vives de notre ville, était le meilleur moyen pour innover, pour bousculer les habitudes, pour trouver ensemble des pistes nouvelles, des réponses adaptées aux besoins et aux aspirations de la population. L''intervention citoyenne dans le champ de la politique municipale, avec notamment les conseils de quartiers, est l'une des grandes questions des mois à venir.

Librement, ne se laissant pas influencer par une armada de cameras ou par des tracts douteux, les paloises et les palois ont fait le choix d'un rassemblement sur des valeurs humaines et progressistes, le choix d'un projet cohérent qui s'intéresse à leur vie quotidienne et le choix d'une démarche participative et ouverte. C'est notre feuille de route pour les six ans à venir. Vous pouvez compter sur les élus communistes pour bien garder le cap.

Pour conclure cette brève entrée en mandature, nous nous félicitons de la réponse que les électrices et les électeurs palois ont donnée au réveil d'un anticommuniste d'un autre age, particulièrement outrancier dans l'entre-deux-tours de ces élections. Nous espérons que notre assemblée municipale sera l'espace d'un débat sérieux, de qualité, pluraliste et démocratique, respectueux des personnes. C'est en tout cas ce qui inspirera l'intervention des élus communistes de la majorité de gauche.

Au nom d'Hélène Lérou-Pourquet, de Danielle Raucoules et de moi-même,

Je vous remercie.

samedi 15 mars 2008

Bayrou, le coucou.

Meeting du 13 mars. Intervention d'Olivier Dartigolles.

Depuis dimanche soir, certains médias tente de nous faire croire que le Modem sera l'arbitre du second tour. Depuis dimanche soir est organisée une sorte de danse du centre. La réalité du vote du 9 mars, à Pau, comme dans de nombreuses autres villes, c'est que les forces progressistes ont ensemble été placées à la tête du scrutin sur la base d'un cap vraiment à gauche et dans l'unité.

Francois Bayrou fait de son mieux pour sauver le modem. Un coup, il va à droite, un coup il va à gauche. C'est selon les cas, c'est de l'opportunisme intégral. Le chef du modem, qui ici met en garde contre les appareils, à même inventer une nouvelle méthode pour être sur d'avoir, au final, des élus.. cela est expérimenté dans la ville de Lyon, où le modem présente des candidats sur l'ensemble des listes, ce qui en effet est le plus sur moyen de sièger au conseil municipal.

Tout cela me fait penser à deux choses, d'abord à un homme politique puis à un oiseau

l'homme politique qui pratiquait, comme F.Bayrou, l'art des opérations politiciennes, c'est un autre centriste, Edgar Faure, qui répondant à l'accusation de girouette, avait eu cette réponse « ce n'est pas moi qui change, c'est le vent ». Nous avons ce matin, dans la presse locale, une magnifique illustration. Pour être élu à Pau, Bayrou a besoin de l'UMP, alors, à la surprise générale, il apporte son soutien à Jean Arriau à Billère désavouant le candidat du modem présent au second tour. Mais il le fait avec élégance puisque il dit de ce candidat modem, j'ai pour ce militant passionné de l'affection. L'oiseau auquel me fait penser F.Bayrou, c'est le coucou. Que nous dit le site de la ligue de la protection des oiseaux : « le coucou hormis qu'il chante ( çà ce n'est pas pour F.Bayrou mais pour J.Lassalle) pond ses oeufs dans les nids des autres oiseaux leur laissant le soin de nourrir la progéniture ». Un coup, il a trouvé des nids douillé à droite, un coup il a pensé que les listes de gauche avait plus de chance de l'emporter. A Paris, il a frappé aux portes des deux listes, aucune de n'est ouverte. Les coucous du modem parisien n'ont pas trouvé de famille d'acceuil....

Enfin, nous avons suivi de près les déclarations du chef de Modem sur les élections municipales à Pau ( une nouvelle idée, une nouvelle propositions). Un constat s'impose : il est temps que la campagne s'achève car F.Bayrou donne quelque signes de fatigue. Dimanche, dans la presse nationale, il s'exprime et le grand homme prend date : « pour etre Roi de France, il faut d'abord etre Roi de Navarre ».

On a évité le pire, encore une semaine de plus de campagne, et il transférait sa permanence électoral au château de Pau.

J'ai gardé le meilleur pour la fin, attention c'est du lourd, c'est du Bayrou au meilleur de sa forme.

Répondant à la question « serez-vous un maire proche des gens ». Il répond : « j'organiserai des rencontres à jour et heures fixes pour que les palois puissent me parler, me toucher s'ils en ont envie »....

Rappelons que sous l’Ancien Régime, le roi de France, le lendemain de son sacre, touchait les écrouelles des malades en prononçant ces paroles « le Roi te touche, Dieu te guérit ».

Le chef du modem se trompe de temps, d'époque. Aujourd'hui, c'est le peuple qui est souverain, ce sont les citoyennes et les citoyens de Pau qui retourneront aux urnes dimanche prochain et non pas des sujets.

Voter Cap et coeur, c'est une autre façon de dire « Liberté, égalité, Fraternité »

dimanche 17 février 2008

Le Modem c'est l'opportunisme intégral

Le Modem c'est l'opportunisme intégral

La dernière enquête d'opinion (BVA/Sud-ouest) sur l'élection municipale à Pau donne Bayrou perdant. Vu de Pau, ce n'est pas réellement une surprise. Vu d'ailleurs, ne doutons pas que cette information pourra surprendre. Localement, elle ne peut que nous encourager à amplifier la campagne de la liste de gauche ( PS/PC/Verts).

Ce sondage montre combien les Paloises et les Palois ne veulent pas devenir les rats de laboratoire de recompositions politiques contre-nature. Il donne raison aux communistes qui depuis des mois se battent à Pau pour faire vivre un rassemblement de gauche clair, proche des gens, à l'écoute de leurs attentes, en capacité de répondre à leurs problèmes. A Pau, ce rassemblement de la gauche s'est construit sur un projet local cohérent et à la hauteur des enjeux. Combien sont celles et ceux qui nous disent leur difficulté pour vivre, pour tout simplement s'en sortir. A cela, localement, François Bayrou ne répond pas. Opposant médiatique à Sarkozy sur les plateaux télé, ici à Pau, il éprouvre les plus grandes difficultés à s'intéresser aux question locales, à la manière concrète de construire des solidarités, des politiques de justice sociale pour celles et ceux qui subissent de plein fouet les conséquences de la mise en oeuvre des réformes régressives du Gouvernement.

Partout en France, les candidats du Modem parlent d'une vie politique où pour faire du neuf il faudrait mettre la gauche et la droite dans les placards. Et au final, de ville en ville, on les voit se précipiter sur la liste du plus offrant, ici l'UMP, là le Ps, parfois même sur toutes les listes en compétition, bref partout où il y a à manger. Les masques tombent, et derrière les grands discours sur une nouvelle façon de faire de la politique apparaît la crue réalité, un parti sans idées et sans projet autre que de porter son chef à l'Elysée : le Modem, c'est l'opportunisme intégral.

La bataille que les communistes palois, dans le rassemblement de la gauche, mènent à Pau contre le Modem, elle est celle de tous les communistes français. Elle est celle de tous ces camarades qui, même confrontés à un PS sensible aux oeillades du Modem, se mobilisent dans cette campagne pour faire vivre leurs propositions, partent en campagne pour offrir des réponses bien ancrées à gauche aux préoccupations des habitants de leur ville, pour être la vraie boussole d'une gauche , par endroit il est vrai complètement désorientée. C'est dans la bataille politique, dans la bataille des idées, dans le rapport de forces avec la droite, dans l'affirmation de ce que nous sommes que l'on pourra ramener chacun dans son camp, la droite ou la gauche, la conservation sociale ou le progrès humain. A n'en pas douter, la défaite de Bayrou à Pau sera un facteur de clarification qui portera bien plus loins que le Béarn.

Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF Candidat à Pau sur la liste « Cap et Coeur » du rassemblement de la gauche

Paris, le 15 février 2008.

lundi 21 janvier 2008

sarko, le retour

Décidément, Nicolas Sarkozy s'intéresse de près aux élections municipales paloises. Contrairement à sa première entrevue avec Y. Urieta, la rencontre de demain se fera au grand jour. Fini le temps des secrets, des mensonges et des annonces reportées à des jours meilleurs. A sept semaines du premier tour, les grandes manoeuvres politiciennes s’opèrent aux frais de la République, car ne nous y trompons pas : ce n'est pas le chef de l'Etat qui passe, c’est le chef de l'UMP.




Quelles sont les réelles motivations de N.Sarkozy ? Un coup de foudre pour les charmes de notre ville ? Qui pourrait y croire ? Il préfère de loin le luxe, les jets privés et les palaces. En conséquence, vous avez peu de « chance » de croiser Carla au marché des Halles où sur le boulevard des Pyrénées. De vous à moi, doit-on le regretter ? Les charmes de notre ville se découvrent et s'apprivoisent. Ils ne s'achètent pas.




Un intérêt soudain pour la gouvernance Urieta ?Au regard du dernier conseil municipal, Il y a lieu d’en douter. Certes, le Président de la République doit faire face à un premier décrochage dans l'opinion publique, car il ne tient pas l’engagement sur lequel il est le plus attendu : le pouvoir d'achat. Pourtant, il est douteux qu’il vienne chercher un second souffle en terre béarnaise.




Ce qui se joue demain ici n’a rien à voir avec le Béarn, encore moins avec la ville de Pau : c'est l’avant goût de la prochaine présidentielle, le « tour de chauffe » de l’opposition entre deux ambitions personnelles. D’un côté, celle de Sarkozy, satisfait de lui-même comme à son habitude, heureux d'être l'homme du nouveau feuilleton à la mode, « Plus belle la vie à l'Elysée », n'en déplaise à des millions de femmes et d'hommes pour qui le quotidien est de plus en plus difficile.




De l’autre, celle de F. Bayrou, pressé de revivre l'ivresse de l'élection présidentielle et des plateaux TV, mais qui doit patienter et « faire la municipale » avec son cortège de « contraintes »... Pensez que pour passer le temps, il a même imaginé un abracadabrantesque tramway sur pneumatiques géants pour remplacer une médiathèque qui n'aurait plus lieu d'être puisque le TGV, créneau Modem, nous mettrait à une demi-heure de Bordeaux !!! Bref, Bayrou s'applique à faire croire que son ambition est de s'intéresser à Pau et à son développement…




Patatras ! Voilà Sarkozy qui rapplique, son vrai-faux ami, ou ennemi : n’étaient-ils pas ensemble au gouvernement Balladur ? Ensemble dans la même majorité parlementaire depuis 2002 ? Leurs deux partis ne forment-ils pas la majorité départementale et ne viennent-t-ils pas de faire alliance à Bordeaux ? Arrêtons ce cinéma : ces Palois qui sont des gens de mesure comprennent que l’avenir de leur ville n’a rien à gagner à se mêler de ce duo d’ego.




Et si on passait aux choses sérieuses ? Rendez-vous ce soir pour l'atelier Sport avec Freddy Fauthoux et Francois Moncla.

jeudi 18 octobre 2007

A Pau, chaque jour de plus...est un jour de trop...

Olivier Dartigolles (PCF) réagit aux déclarations de Josy Poueyto.

Les récentes déclarations de J.Poueyto, « plus proche de Bayrou que de Bockel », et qui n'écarte pas l'idée de rejoindre la liste du patron du Modem pour les prochaines municipales est une nouvelle illustration de la profonde crise politique et morale qui traverse une partie de la gauche. A croire que le discours présidentiel de N.Sarkosy sur la «réussite individuelle», dans un climat de brouillage des repères et des valeurs, a trouvé un écho favorable auprès de la conseillère générale de Pau-centre qui, de fait, intégrerait la majorité départementale ( UMP/Modem) du Président Lasserre.

Chaque jour de plus est un jour de trop, demain à qui le tour... Alors que faire ?

Reconstruire la gauche sur ses combats, sur ses valeurs, pour rassembler et mettre en échec la droite. Comment ? Avec une liste aux élections municipales de Pau qui, dès le premier tour, rassemble sans exclusive toutes les forces de gauche et écologistes auxquelles seront associés de bout en bout des personnalités et citoyens progressistes. C’est à cela qu’il faut travailler et à rien d’autre. La victoire de la gauche pour une gestion démocratique au service des Paloises et Palois est soumise à la concrétisation de trois objectifs. C'est dans ces conditions que le Parti communiste y participera : -Un rassemblement le plus large possible garantissant l’apport et la place de toutes les sensibilités de gauche et de progrès. -Un engagement sur un projet commun élaboré avec les habitants créant une dynamique nécessaire pour la victoire. -Une campagne politique sur la confrontation gauche/droite en lien avec la situation nationale

Il n’y a pas d’autres alternatives.

Toutes opérations menées pour apparaître « apolitique » ou « ouvert aux hommes de droite », outre l’esprit très politicien de la démarche, contribueraient à renforcer l’action de brouillage, de débauchage des idées et des hommes menée par N.Sarkozy pour éviter une sanction populaire de sa politique lors de ces élections municipales.

Olivier Dartigolles, Pau, le 18 octobre 2007.