mardi 23 juin 2009

J'ai changé de blog

retrouvez-moi ici : www.olivier-dartigolles.com

mercredi 5 novembre 2008

Oui, nous pouvons !!!

obama

Il y aura un avant et un après 4 novembre 2008 .

Barack Obama est devenu le 44ème Président des Etats-Unis.

L'élection du premier Président afro-américain de toute l'histoire des Etats-Unis, sur les thèmes du changement, d'un meilleur droit à la santé pour tous, de la paix ou encore d'une plus juste répartition des richesses, dans un pays engagé dans deux guerres, et en proie à une crise économique et sociale extrêmement grave, est un événement politique considérable.

Cette victoire interroge tout le monde, et en premier lieu les forces progressistes, sur la nature des réponses à apporter dans une période nouvelle. « Yes, we can »...et pourquoi pas ici, en France, en Europe. Obama a construit sa victoire en proposant une perspective d'espoir et de changement. Le plus dur est devant lui, ne pas décevoir.

« Oui, nous pouvons », cela est une belle invitation lancée à la gauche quand le spectacle qu'elle offre aujourd'hui ne fait pas beaucoup rêver. Et si le chemin passait, comme cela vient de se réaliser outre-atlantique, par la reconstruction d'un imaginaire.

dimanche 2 novembre 2008

travailler plus pour....

Prétextant de vouloir maintenir le déficit de la sécurité sociale en dessous de 9 milliards d'euros, l’équipe de N. Sarkozy repousse insidieusement l’âge de la retraite à 70 ans. Comme pour le travail du dimanche, le pseudo-volontariat est avancé pour justifier ce scandale. Comme si, les retraités qui vivent aujourd’hui si nombreux sous le seuil de pauvreté, et même ceux aux revenus si modestes, pouvaient avoir le choix.

Pour les personnels Air France, cet âge de la retraite est également repoussé à 65 ans pour les pilotes, et à 60 ans pour les autres personnels navigants. Toujours sous couvert de pseudo volontariat ! Cette absence totale de prise en compte de la pénibilité des métiers, où les variations d'altitudes et le décalage horaire entrainent des conséquences sur la santé, sans compter l'éloignement récurrent du domicile et de la famille. Autant d’éléments ayant permis de fixer l’âge de la retraite à 60 ans pour les premiers, à 55 ans pour les seconds. Le Parti communiste soutient pleinement les organisations syndicales qui expriment leur refus catégorique de cette mesure. Côté recette, aussi c’est le peuple qui trinque. Avec un milliard d'euros de taxe sur les complémentaires-santé, c’est autant de transferts sur les cotisants aux mutuelles. En revanche, le gouvernement a fait pression sur le parlement pour protéger ses amis milliardaires et actionnaires : pas de taxes visant les stock-options, les actions gratuites et les retraites chapeaux… Bien entendu, les 30 milliards d’exonération de cotisations patronales restent protégés.

Nicolas Sarkozy a mis trois jours pour débloquer plus de dix milliards d'euros, sans contrepartie pour les banques, mais quant il s'agit de défendre la sécurité sociale, les très chers amis de Sarkozy ne seront pas mis à contribution. La droite est décidément plus prompte à sauver les banques et la finance que la sécurité sociale.

à lire sur Jdd.fr et Lemonde.fr

deux réponses au jdd.fr, suite à la consultation des communistes pour choisir la base de discussion du prochain congrès; au monde.fr sur le NPA.

http://www.lejdd.fr/cmc/politique/2...

http://www.lemonde.fr/archives/arti...

samedi 1 novembre 2008

C'est la solidarité qui fera gagner l'école.

par Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF, conseiller délégué à la jeunesse à Pau. .

L'éducation est un sujet sérieux qui mérite un débat de qualité, sans raccourcis, sans polémique stérile.



A qui fera-ton sérieusement croire que la question à traiter concernant l'école est d'abord celle du remplacement des enseignants en grève pour la défense du service public d'éducation ? Par le service minimum d'accueil (SMA), N.Sarkozy a tenté de faire oublier l'essentiel, à savoir les régressions, d'une ampleur considérable, engagées par le Gouvernement et le ministre Darcos en matière éducative, de la maternelle à l'enseignement supérieur. Ce sont les fondements même de l'école publique qui sont remis en cause à la fois par des suppressions d'emplois massives et par des réformes autoritaires, sans la moindre concertation avec les enseignants, les syndicats, les associations, les élus locaux.

Concernant l'école maternelle, Xavier Darcos a présenté très clairement sa vision lors d'une intervention au sénat, le 3 juillet dernier : « est-ce qu'il est vraiment logique (...) que nous fassions passer des concours à bac plus cinq à des personnes dont la fonction va être essentiellement de faire faire des siestes à des enfants ou de leur changer les couches ». On touche ici l'un des points essentiels du débat sur le SMA. Avec ce dispositif, l'Etat fait appel aux municipalités pour organiser une confusion entre la notion d'accueil et les missions d'éducation et de scolarisation. Il faut s'y opposer énergiquement : l'école n'est pas une garderie !!!

A Pau, le 7 octobre dernier, la mise en place de ce service d'accueil n'a pas conduit un nombre sensiblement différent de famille à envoyer leur enfant à l'école. Les parents y voient clair et savent bien que le droit d'accueil mérite mieux qu'une opération dirigée contre les enseignants. Lors de la campagne présidentielle, N.Sarkozy avait pris l'engagement d'un droit d'accueil opposable du jeune enfant d'ici 2012. Allons-y !!! Pour garantir ce droit, il faudrait créer 350 000 places en crèche dans les 5 ans. Si 340 milliards d'euros peuvent être mobilisés pour sauver le système bancaire, on peut donc trouver les 2 milliards nécessaire à la mise en place rapide d'un grand service public pour la petite enfance. Depuis cette rentrée scolaire, la ville de Pau a décidé d'ouvrir les activités de l'interclasse du soir à tous les enfants dont les parents le souhaitent. La nouvelle municipalité propose un soir par semaine pour les enfants des classes de CM1 et de CM2 des activités de sensibilisation aux différentes formes artistiques. Enfin, les familles les plus modestes reçoivent une aide financière plus importante pour les tickets de cantine. Voilà des mesures concrètes mais l'effort ne peut pas peser uniquement sur les communes dans un contexte de désengagements accéléré de l'Etat.

Pour la première fois, un ministre de l'éducation nationale annonce 6000 suppressions de postes en école primaire alors qu'elle accueillera 20 000 élèves de plus à la rentrée prochaine. La disparition de 3 000 postes de spécialistes de la difficulté scolaire conduirait à priver plus de 150 000 élèves d'aides effectuées dans le cadre des RASED. Ce sont des territoire entiers dans lesquels le réseau d'aide spécialisées ne pourra plus intervenir. A Pau, les postes RASED, c'est 4 psychologues, 4 rééducateurs avec un poste vacant et 8 maîtres d'adaptations.

Voilà les vrais questions.

Comme si la coupe n'était pas déjà pleine, le SMA à l'école constitue une attaque frontale contre l'exercice du droit de grève. Cette loi attribue une nouvelle charge aux communes qui ne sont pas censées assumer les conséquences de l'échec du dialogue social mené par l'Etat qui refuse d'ouvrir de véritables négociations sur les évolutions nécessaires du système éducatif.

Après tout cela, il reste un seul argument : « c'est la loi, nous sommes dans l'obligation de l'appliquer ».Avant la journée du 7 octobre, c'était la position de la ville de Paris. Après en avoir fait le bilan, le SMA n'y sera plus appliqué. Tout simplement, parce que c'est inapplicable. La circulaire du 4 septembre sensée préciser les modalités de mise en oeuvre de ce dispositif ne cadre rien, elle ne permet pas aux communes d'organiser ce service dans des conditions compatible avec l'impératif de sécurité des enfants accueillis. Ce constat est partagé par de très nombreuses collectivités, ainsi que par les associations nationales de maires. Les premières décisions des tribunaux administratifs donnent raison aux communes qui ont refusé le SMA. Il faut résister et marquer des points : la réforme de la DSU ne sera pas imposée en 2009. C.Boutin, dont le projet de loi sur le logement creusera les inégalités sociales et territoriales, a cependant dû reculer sur la modification de la loi SRU.

Toutes ces questions pourraient faire l'objet d'une table-ronde locale associant l'ensemble des acteurs. Il y a un mot qui, au final, fait le lien entre tous les éléments du débat sur le SMA : Solidarité. Aujourd'hui, cette valeur est très durement attaquée. Ne nous laissons pas faire. Cela va demander, à tous les niveaux, que les forces progressistes élèvent le niveau de résistance et construisent ensemble des réponses à la hauteur des enjeux et des majorités politiques pour les mettre en oeuvre.

lundi 29 septembre 2008

Quand le candidat UMP fait mentir le Président

Lors de son discours de Toulon, le Président de la République n’avait pas de mots assez durs pour dénoncer le « système » qui « creuse les inégalités » et « alimente la spéculation sur les marchés de l’immobilier. »

Le candidat de l'UMP à l'élection présidentielle proposait pourtant en avril dernier, à la revue Banque « (...) que ceux qui ont des rémunérations modestes puissent garantir leur emprunt par la valeur de leur logement. Il faut réformer le crédit hypothécaire ». En d'autre mot, la version française des fameuses subprimes à l'origine de la crise financière mondiale. L'information est vérifiable sur le site Internet de l'UMP à l'adresse suivante : http://www.u-m-p.org/propositions/propositions.php (p. 24 du document).

Nicolas Sarkozy déclarait dans son intervention à Toulon, « la vérité, les français la veulent, ils sont prêt à l'entendre ». D'accord monsieur le Président, mais alors, toute la vérité, rien que la vérité.

jeudi 18 septembre 2008

Crise financière : où est passé Sarkozy ?

Alors que toutes les places financières de la planète ont vécu un lundi noir et que la profondeur de cette crise fiancière ne cesse, jour après jour, de se révéler, N.Sarkozy, habituellement peu avare de commentaires et d'initiatives en lien à l'actualité, reste silencieux. No comment.

L'Elysée a simplement indiqué que le Président de la République s'exprimera sur le sujet « dans les jours et les semaines qui viennent ». Ce mutisme est révélateur d'un très grand malaise. Alors que le paquet fiscal de l'été 2007 a fragilisé notre pays et que la seule solution consiste aujourd'hui à une relance économique par l'Union européenne et la France, le Président de la République doit s'exprimer et préciser ce qu'il entend proposer face à un risque de recession.

Devant la gravité de la situation, les députés communistes ont demandé la modification de l'ordre du jour de l'Assemblée nationale afin de permettre, dès mardi prochain, 23 septembre, le débat sur "la situation économique et financière mondiale, ses répercutions en France et en Europe et les mesures à prendre en urgence ».

jeudi 11 septembre 2008

Evaluation de Brice Hortefeux.

Le ministre de l'Immigration et de l'identité nationale Brice Hortefeux a estimé aujourd'hui, après un entretien avec François Fillon, que la "quasi-totalité" des objectifs qui lui ont été assignés dans le cadre de l'évaluation de son action "est en passe d'être atteinte".

Certes. Mais à quel prix. Je suis le parrain républicain d'un jeune enfant de 5 ans, expulsé de Pau début juillet, dans des conditions inhumaines. Aujourd'hui, un homme s'est tranché la gorge à Drancy. Chaque semaine, avec son lot d'intimidations, d'arrestations et d'expulsions, les valeurs de notre République sont souillées pour permettre à Monsieur Hortefeux d'obtenir une bonne évaluation de son activité, et à N.Sarkozy , dans les pas de S.Berlusconi, de jouer sur les peurs avec une politique libérale-populiste de plus en plus dure pour les plus faibles, notamment pour les familles sans-papiers et leurs enfants.

Il y a urgence à obtenir un moratoire sur les expulsions. D'ici là, encore combien de drames et de victimes ? Encore combien de vies sacrifiées ?

mardi 9 septembre 2008

fete de l'Huma : J-3

a J-3 avant l'ouverture de la Fete de l'Huma, voici mon programme. N'oubliez pas de passer sur le stand des basco-béarnais, à l'espace midi, ambiance assurée.

huma

Vendredi 12.

18H00 : Inauguration de l'espace Rhône-Alpes. Intervention sur les enjeux de l'édition 2008 de la Fête de l'Huma.

18H30 : présence lors de l'inauguration par Marie-George Buffet du stand de l'association nationale des élus communistes et républicains.

19H00/20H30 : promenade dans les allées de la Fête.

Samedi 13.

11H00 : participation à l'inauguration du village du monde.

12H00 :Stand de la Seine Saint Denis, inauguration- présentation de l'exposition et de l'initiative « Anthologie de lettres du Sud au Nord, Paroles d'hommes libres. » Avec Madame Luzmila Carpio Sangüeza. Ambassadrice de la Bolivie; Christiane Chaulet-Achour. Professeur de littérature francophone comparée à l'Unversité de Cergy-Pontois; Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF.

13H30 : stand du Conseil national, point presse de Marie-George Buffet.

14H30 : stand du Conseil national, accueil des personnalités du mouvement social et associatif.

15H30 : stand des Bouches du Rhones, débat national « une vraie gauche, c’est quoi » présenté par Jean-Marc COPPOLA secrétaire départemental des BDR , animée par Sylvia ZAPPI (Revue « Le Mouvement ») avec Olivier DARTIGOLLES ( PC), Henri.WEBER (PS), Noël MAMERE (Verts), François. SABADO (LCR).

17H00 : débat Agora de l'Humanité sur l'alternative politique à gauche, avec des représentants des organsisations de gauche et du mouvement social.

18H30/20H00 : promenade dans les allées de la Fête.

Dimanche 13.

11H00 : Stand des Pyrénées-Atlantiques ( espace midi) : animation de la campagne de la pétition pour les salaires et le pouvoir d'achat, inscription pour la participation à la marche du 27 septembre.

12H30 : stand des Pyrénées-Atlantiques, apéritif basco-béarnais, rencontre avec la presse.

et pendant ce temps là à gauche...

Julien Dray a déclaré ce matin sur France 2, dans l’émission « les quatre vérités » : « il (ne) s’agit pas de changer les alliances, il (ne) s’agit pas de prendre le modem et d’abandonner le parti communiste, il s’agit d’avoir une coalition qui rassemble tout le monde autour d’un projet ».

Il est regrettable de constater que pour Julien Dray, les alliances se construise comme on fait son marché. Il est donc nécessaire de rappeler certains faits.

En premier lieu, ce n’est pas Julien Dray qui décide des alliances du Parti communiste. Ensuite, François Bayrou, son parti et ses idées sont à droite.

L’avenir de la gauche est dans la construction d’un rassemblement et d’un projet bien ancré à gauche. Chaque fois que l’on s’écarte de ce chemin, la sanction se fait plus forte à chaque fois.

Les français attendent de la gauche qu’elle propose une alternative forte et crédible à la droite, et non pas qu’elle se livre à calcul politicien. Il serait temps que Julien Dray tire des conséquences politiques des échecs répétés de la gauche.

vendredi 5 septembre 2008

France Champignon : Olivier Dartigolles (PCF) dénonce l'attitude du Gouvernement

Une nouvelle fois, et alors que la direction de France Champignon vient de faire un pas sur le principe d'une reprise d'une partie de la production, le Préfet du Gard refuse toujours la proposition d'une table ronde réunissant représentants de l'Etat, direction et personnel.

Lors de ma rencontre avec les salariés de la conserverie du Mont Lozère, le 18 août dernier, j'avais pu constater combien cette proposition de table ronde pouvait, concrètement, permettre de poser sur la table les alternatives à la fermeture du site.

Le Gouvernement ne peut pas, d'en haut, s'inquiéter d'une situation économique mettant le pays au bord de la récession, et en bas ne rien engager contre la casse de l'emploi industriel.

Après plus de 90 jours de mobilisation à Branoux les Taillades, le Préfet du Gard doit convoquer en urgence une réunion avec les principaux acteurs. Chaque jour de plus est un jour de trop, il faut créer les conditions du maintien de l'emploi et du développement de l'activité industrielle dans une région qui a déjà payé un trop lourd tribu. C'est pourquoi cette table ronde doit être organisée dès le début de la semaine prochaine.

Paris, le 5 septembre 2008.

jeudi 4 septembre 2008

Sondage CSA / L’humanité : 56% des salariés prêts à descendre dans la rue pour leur salaire

à lire dans le N° du 4 septembre 2008 ; Analyse, réaction des syndicats à lire dans l’HD

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Toutes les mesures promises par Nicolas Sarkozy pour améliorer le pouvoir d’achat des Français se révèlent de la poudre aux yeux. La fable des heures supplémentaires et le slogan « Travailler plus pour gagner plus » n’abusent plus guère de salariés.

Hausses de salaire.

C’est un sujet que le gouvernement fuit comme la peste puisque son objectif est de réduire sans cesse le coût du travail.

L’université du MEDEF reprend le même éternel refrain patronal qui pourtant plombe la croissance en étouffant la consommation, décourage l’emploi qualifié, et met en péril les comptes publics et sociaux. Les Français ont payé pour voir. Et cher !

Sans doute ne suffira-t-il pas d’agiter le spectre de la crise économique, les vertus de la rigueur ou les tensions internationales croissantes pour qu’ils acceptent sans broncher que leurs revenus soient à nouveau écornés quand les plus riches fêtent les performances de leurs dividendes et les somptueux cadeaux fiscaux qui leur ont été accordés.

Les syndicats mettent en tête de leurs cahiers de revendications cette question des salaires. Les luttes se multiplient dans les entreprises, grandes ou moyennes pour des augmentations et certaines sont victorieuses.

A gauche même, ceux qui trouvent des vertus au libéralisme peinent de plus en plus à éviter de prendre position.

Le sujet pourrait bien devenir dans les mois qui viennent une sorte de ligne de partage des eaux entre ceux qui veulent changer la vie et ceux qui aspirent à poursuivre le système. Les uns devront alors se préoccuper de leur rassemblement et du débouché politique qu’ils lui donnent ; les autres s’arc-bouteront alors avec plus de difficulté sur les vieux clichés conservateurs.

D’autant que si l’aspiration à des hausses de salaires paraît évidemment justifiée par des impératifs de justice sociale, elle est de surcroît crédibilisée par des arguments d’efficacité économique. Le ralentissement économique dont Fillon et Lagarde ont fini par convenir rend encore plus pressantes ces nécessaires augmentations.

Face aux urgences sociales, les communistes sont bien déterminés à contrer la politique de Sarkozy sur ce qui en est l’emblème, la baisse du pouvoir d’achat et en organisant la mobilisation le 26 septembre en faveur de l’augmentation des salaires.

jeudi 28 août 2008

à propos du RSA

Je viens de suivre l'intervention de N.Sarkozy sur la mise en place du RSA.

Que retenir ?

D'abord la forme. Une nouvelle fois, et alors qu'il traite de la situation de celles et ceux qui souffrent le plus aujourd'hui de la précarité et de l'exclusion, le Président de la République parle de N.Sarkozy. On a beau y etre habitué, cela est à chaque fois insupportable.

Sur le fond, le candidat du "pouvoir d'achat" propose ni plus ni moins que d'atteindre le seuil de pauvreté en travaillant tout en exerçant une pression à la baisse pour l'ensemble des salaires.

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Symboliquement, avec un dispositif de financement mettant à profit le capital ( mais celui des ménages et pas celui des banques et des entreprises), le Gouvernement est obligé de tenir compte des mécontentements qui grandissent sur fond de crise économique et sociale.

A lire aujourd'hui dans l'Huma un dossier spécial sur la question des salaires. L'aspiration à la hausse des salaires est bien évidemment justifiée par des impératifs de justice sociale. Elle est aussi crédibilisée par des arguments d'efficacité économique. Eris Heyer, directeur adjoint du département analyse et prévision de l'Observatoire des conjonctures économiques, observe : "dans la mesure ou les salaires n'augmentent pas suffisamment, il y a une perte du pouvoir d'achat qui se traduit par une consommation qui est complètement atone en ce début 2008. Il s'agit donc d'un choc inflationniste absorbé complètement par les ménages. Or la consommation était jusqu'ici le principal moteur de croissance. si les salaires avaient progressé à hauteur de l'inflation, le pouvoir d'achat n'aurait pas été impacté de la même manière et la consommation aurait pu rester le moteur de la croissance."

mercredi 27 août 2008

ce week-end, université d'été du PCF

une vidéo présentant l'Université d'été du PCF. C'est ce wee-end dans les Landes. Le programme des différents ateliers est disponible sur le site internet du PCF. j'animerai, vendredi après-midi, une discussion sur le 'évolution de la droite et "sarkoberlusconisme"

lundi 25 août 2008

Disparition de Guy Ducoloné.

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Guy Ducoloné est parti. A deux ou trois reprises, j'ai eu la chance de le rencontrer. Une première fois lors de mes recherches universitaires consacrées à la mémoire de la résistance. J'ai souvenir du soin qu'il avait apporté à ses réponses, à la clarté de sa pensée. Il dégageait à la fois beaucoup d'autorité et de fraternité. Ses yeux pétillaient de malice et d'intelligence et pouvaient aussi se voiler à l'évocation de l'univers concentrationnaire. Que retenir...Très certainement une volonté d'acier, jusqu'au crépuscule de sa vie, pour un monde meilleur. Une détermination restée toujours intacte pour un idéal de paix, de justice, de liberté.

Pour le soixantième anniversaire de la libération des camps, Guy Ducoloné indiquait : « il faut utiliser l'intelligence des hommes dans la recherche de la paix et l'amélioration de la condition humaine. L'effort de chacun doit tendre vers l'abolition des inégalités encore trop présentes dans le monde. C'est à la jeunesse de prendre le relais des témoins et d'entretenir la flamme. "

Guy est parti mais le souvenir de son beau sourire accompagnera nos pensées lors de la prochaine Fete de l'Huma. La Fete du journal qu'il serra dans ses mains jusqu'au dernier jour; comme un ultime message à ne pas renoncer.

dimanche 24 août 2008

Impressions de la semaine...

Lundi. Dans le Gard, avec les salariés de France Champignon : face aux délocalisations, à la recession, quelle politique industrielle ?

Jeudi. A Toulouse, université des Verts, débat avec F.Hollande et C.Duflot : face à la crise de perspective à gauche, quel projet d'avenir ?

Dimanche .Pau, cérémonie d'anniversaire de la Libération de Pau. Bref échange avec Monsieur le secrétaire général de la Préfecture, quelques mots sur la famille Sylejmani...Rien de très encourageant...

Il n'y aura pas de riposte à la hauteur des enjeux sans mettre dans le débat pubic la question du contenu des grandes réformes de gauche pour répondre défis de la nouvelle période. Certes, les partis de gauche doivent avancer leurs propositions, leurs analyses et leur vision de l'avenir. le faire à partir de la réalité à l'échelle du monde, de l'Europe. Mais rien ne sera possible sans l'intervention du mouvement populaire et démocratique. Du Gard à Pau, en passant par Toulouse, c'est très certainement le fil rouge de la semaine écoulée.

Retrait des troupes en Afghanistan

Dix soldats français tués dans des combats avec les taliban. Des morts, des souffrances, un drame qui viennent rappeler que notre pays est en guerre, en Afghanistan, et que la guerre tue. Mais pourquoi? Et dans l'intérêt de qui?

Le bourbier afghan Sarkozy emboîte le pas à la politique américaine au nom de la lutte contre le terrorisme. Mais est-ce la bonne façon de faire? Les taliban chassés du pouvoir en 2001 veulent le reconquérir et mènent pour cela une lutte sans relâche. Mais malgré sept ans de guerre et 70 000 soldats sur place, ni les forces de l'OTAN ni les forces directement sous commandement américain ne sont parvenues à les contenir, en s'enlisant dans ce qu'il faut appeler une sale guerre. Les taliban semblent au contraire plus forts que jamais. Les politiques de développement et de reconstruction en revanche sont toujours balbutiantes, les sommes versées disparaissent dans les réseaux multiples de la corruption, le trafic de l'opium est florissant qui profite aussi bien aux taliban qu'aux seigneurs de la guerre ou aux chefs de clan. Le pouvoir vient d'adopter une nouvelle Constitution approuvée par l'occident qui définit l'Etat afghan comme un État islamique fondé sur la loi coranique, c'est à dire la charia. Et ce serait ce pouvoir qui aurait à coeur de conduire la marche du pays vers la démocratie?

L'alignement sur l'Amérique de Bush En fait, rompant avec les distances prises par Chirac vis à vis des intérêts américains dans cette région du monde, Sarkozy, le 3 avril dernier, annonçait à Bucarest, au sommet de l'OTAN comme par hasard, l'envoi de 800 soldats français en Afghanistan en plus des 2200 qui y étaient déjà. Une décision prise sans vote du Parlement, les députés étant simplement autorisés à s'exprimer selon le vieux principe « Cause toujours, tu m'intéresses ». Dans le même élan, la France revenait dans le commandement intégré de l'OTAN et signait de fait son alignement sur la stratégie géopolitique de l'administration Bush.

Et maintenant il n'y a guère de jours où les avions français ne participent pas d'une façon ou d'une autre aux bombardements de l'OTAN qui font de nombreuses victimes parmi les civils afghans.

Un monde inquiétant Des niais se laissent prendre aux propos sarkozyens. C'est le cas notamment du rédacteur en chef de Libération, Laurent Joffrin. Le voici qui joue les Déroulède, parlant de « mourir pour Tbilissi » ou « de magnifiques sacrifices de nos soldats ». Même des gens comme Alain Minc, Marek Halter, Hélène Carrère d'Encausse ou Alexandre Adler font preuve de plus de sang froid et de mesure. En vérité, le monde en ces jours d'août devient inquiétant. A la crise économique s'ajoute la tension dans le Caucase. Le chaos afghan vient rappeler que dans cette partie du monde, comme un domino entre les puissances nucléaires que sont la Chine, l'Inde, le Pakistan, la Russie, dans ce maillon entre les champs de pétrole et les terminaux pétroliers, une autre partie se joue, orchestrée par les USA et l'OTAN. Elle n'a rien à voir avec l'établissement de la démocratie mais a pour enjeu le contrôle du monde. L'OTAN qui fut pendant la guerre froide l'organisation militaire faisant face à l'URSS au nom de l'équilibre entre les superpuissances est maintenant le bras armé, partout dans le monde, de la superpuissance américaine. La France n'a rien à y gagner.

Retrait des troupes La France doit cesser de se laisser entraîner dans une telle guerre. Elle doit retirer ses troupes d'Afghanistan, renoncer à l'intégration complète dans l'organisation militaire de l'OTAN. Elle doit par ailleurs contribuer à provoquer, au sein des Nations Unies, avec ses partenaires européens, une mise à plat urgente des opérations de maintien de la paix, en particulier concernant l'Afghanistan (ce pays où 70% de la population vit avec moins de 1 dollar par jour).

Il faut en effet redéfinir les principes, les moyens et les finalités de ces opérations qui doivent correspondre, avec de vrais projets de reconstruction, aux besoins réels des populations, en favorisant la paix, le développement dans toutes ses dimensions, la démocratie et le respect des droits humains.

dimanche 17 août 2008

Nicolas Baverez, médaille d'argent.

Récession pas récession...le débat est animé dans les colonnes de la presse nationale. Après l'avertissement de C.Lagarde il y a deux jours ( rappelons que la Ministre de l'Economie et des Finances déclarait encore en mai dernier "je jubile, je jubile"), c'est aujourd'hui Nicolas Baverez qui, dans le JDD, et à la veille de la réunion de crise à Matignon, annonce la couleur : "il faut dire la vérité aux Français". Morceaux choisis : La France rentre en récession, il faut "préparer la nation à deux années difficiles" et "résister à la tentation de redistribuer du pouvoir d'achat fictif", "la libéralisation du marché du travail donnera plus de souplesse pour recueillir les fruits de la reprise. et le meilleur pour la fin : "Etait-il judicieux de se vouloir le candidat du pouvoir d'achat ? je n'en sais rien". bon, il n'en sais rien....mais rajoute : "une chose est sure : à court terme, on ne peut pas etre à la fois le président du pouvoir d'achat et le président des réformes. pour adapter une formule célèbre, ce sont les réformes d'aujourd'hui qui créeront la production de demain et le pouvoir d'achat d'après-demain". Formule célèbre pour formule célèbre, N.Baverez propose aux Français " du sang, de la sueur et des larmes". Ce n'est pas nouveau, au début du mois, l'économiste préféré de N.Sarkozy, tout en pointant "l'adhésion des Français aux réformes", parlait en leur nom : "ils sont prêts à travailler plus, non pour gagner plus, mais pour l'avenir de la Nation"... Demain : réunion à Matignon, avec un N.Baverez qui, dès aujourd'hui, plante les premières banderilles.KONICA MINOLTA DIGITAL CAMERA

vendredi 15 août 2008

Médaille d 'or pour Christine Lagarde.

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La médaille d'or de la phrase du jour revient sans contestation possible à Madame la Ministre de l'Economie et des Finances qui, dans les colonnes du figaro, déclare « *il ne faut pas s'attendre à un bon troisième trimestre* ». Que Christine Lagarde se rassure, nous ne fondions pas énormément d'espoir sur la question et nous ne découvrons pas cette réalité qui est d'abord celle de l'échec de la politique gouvernementale.

Il y a quelques jours encore, sur les ondes de France Inter, face à la dégradation des indicateurs économiques publiées ces dernières semaines, la Ministre de l'Economie et des Finances parlait simplement « d'un ralentissement économique auquel on s'attendait ».

Ce changement de ton préfigure très certainement, dès lundi avec la réunion à Matignon, l'annonce d'un nouveau plan de rigueur.

Les mêmes causes produiront les mêmes effets.

C'est l'ensemble de la logique économique et sociale qu'il est nécessaire de transformer en profondeur, en s'attaquant aux causes les plus structurelles de la crise.

reprise par l'AFP, ce matin : Baisse de croissance: le PCF craint l'annonce d'un "nouveau plan de rigueur"

  PARIS, 15 août 2008 (AFP) - Olivier Dartigolles, porte-parole du Parti communiste français (PCF), a exprimé vendredi ses craintes de l'annonce d'un "nouveau plan de rigueur" à l'issue de la réunion organisée lundi à Matignon sur la baisse de la croissance.
   Il a vu dans les propos de la ministre de l'Economie Christine Lagarde - reconnaissant vendredi dans Le Figaro que le troisième trimestre ne sera "pas bon" - un "changement de ton" qui "préfigure très certainement, dès lundi avec la réunion à Matignon, l'annonce d'un nouveau plan de rigueur".
   Selon lui, "c'est l'ensemble de la logique économique et sociale qu'il est nécessaire de transformer en profondeur, en s'attaquant aux causes les plus structurelles de la crise".
   Après l'annonce jeudi d'un recul de 0,3% du PIB au deuxième trimestre, François Fillon a décidé de réunir lundi à Matignon les ministres en charge des affaires économiques, financières et des entreprises, pour "identifier les réponses qui devront y être apportées".

jeudi 14 août 2008

Rectificatif....à ne pas lire dans le Nouvel Obs

C'est une histoire assez simple.

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Acte 1 : un article dans le Nouvel Obs, intitulé " Lénine...vendu !" ( le Nouvel Observateur n° 2282), évoquant un appartement où résida Lénine mais aussi la situation du journal l'Huma et les finances du PCF, le nombre d'erreurs et d'approximations contenu dans cet article m'a fait appeler le journaliste puis le chef de rubrique. la chose parraissait entendue : "Ok Monsieur Dartigolles pour un droit de réponse, faite nous parvenir votre texte".

Acte 2 : le texte est envoyé. Format court, comme convenu, avec une pointe d'humour : "Dans le nouvel observateur daté du 31 juillet, sous un article intitulé « Lénine... vendu ! », vous affirmez que « le PCF solde ses actifs pour tenter de sauver ses finances », ajoutant que nous aurions vendu un appartement dans lequel Lénine a habité entre juillet 1909 et juin 1912. Fichtre, bigre, c'est du lourd, du très lourd....quelle affaire !!! Oui mais voilà : cet appartement n'a pas été vendu. Certes, en ces temps « estivaux » où la majorité des français sont privés de vacances ( voir le sondage IFOP publié dans l'Humanité du 31 juillet), il faut bien trouver quelques sujets croustillants pour faire un peu oublier la dureté de l'époque. Entre le CD de Carla et les lieux de viligiature des ministres, la vente de l'appartement de Lénine par le PCF, voilà de quoi enflammer l'imaginaire. Et puis pourquoi donc pousser plus loin le travail d'investigation, s'en assurer, à lui seul le titre est alléchant, alors allons-y gaiement...

Quant à la situation financière des partis politiques, elle est publique, une simple recherche sur Internet vous aurait fourni les éléments vérifiés et vérifiables, confirmant la situation financière équilibrée du PCF.

Enfin, nous ne pouvons que regretter le manque de fraternité, pour le moins navrant, du journaliste avec ses confrères de l'Humanité, dans une période si difficile pour l'ensemble de la presse quotidienne. A moins de vouloir accompagner Sarkozy dans sa volonté de mise au pas et d'uniformisation des médias...c'est un chemin très périlleux, pas uniquement pour l'avenir des journaux d'opinion, mais au final pour la démocratie toute entière. Précisons que le directeur l'Humanité, Patrick le Hyaric, a présenté en toute transparence la situation du journal dans un appel publié le 21 juillet. Pour parler de l'huma, pourquoi ne pas commencer par la lire ! "

Acte 3. Aujourd'hui, en page 55, le Nouvel obs publie " suite à la parution de notre article Lénine vendu, le PCF précise qu'il demeure propriétaire de l'appartement habité par Lénine de juillet 1909 à juin 1012, au 4 rue Marie-Rose, à Paris".

Epilogue : j'ai du faire trop long....

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